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Les fraudeurs risquent des peines allant de 6 mois à 5 ans de prison

Un bac draconien

Le bac revient comme chaque année, réclamant autant d’attention que de mesures. Ils seront quelque 440.000 candidats, toutes branches confondues, à passer leurs bacs cette année. Ceci du 5 au 8 juin 2018. Quel cadrage pour cette épreuve? Quelles mesures nouvelles? Comment sévir contre la fraude?

Ils seront 440.000 candidats à passer l’épreuve du baccalauréat cette année 2018. Une hausse de 9,68% par rapport à l’année précédente. Les épreuves se dérouleront, et pour toutes branches confondues, le long des 5, 6, 7, 8 juin. Quant aux sessions de rattrapage, elles auront lieu les 10, 11, 12 ,13 du même mois. Une épreuve décisive, qui turlupine plus d’un. Sans doute la plus symbolique à un tel âge. Un renvoi aux oubliettes des années du lycée, et le début d’une vie adulte et mieux appréciée.

Des candidats mis droits devant leur responsabilité, car, avant le déclenchement du compte à rebours relevant du déroulé des épreuves, ces derniers sont appelés à signer, ainsi qu’à légaliser un papier, qui tient compte de leurs droits et obligations en matière de passage d’examens. Et comme on ne peut faire allusion aux interdits sans penser fraude, c’est ce vendredi 25 mai, qu’un projet de loi décret fut approuvé par le conseil de gouvernement. Un projet présenté par le ministre de l’Éducation nationale, Saïd Amzazi, et qui vise une sécurisation à l’extrême ou comme il se doit du processus ayant trait à l’épreuve en question. D’abord, ont été mis en avant les modèles des procès verbaux relevant des cas de fraude qui font figure aussi bien lors des passages de l’épreuve que lors de l’évaluation des réponses.

Vidéosurveillance
Aussi seront déterminées les administrations régionales, provinciales et locales pour but de recevoir les copies des décisions disciplinaires. Des commissions disciplinaires spécialisées veilleront aux évaluations des fraudes, ainsi que le moyen de leur épuration. Un suivi rigoureux a été mis en place allant de la rédaction des examens, à leurs corrections, en passant par leur stockage ainsi que leur distribution.

Des caméras de vidéosurveillance ont été mises en place dans les centres concernés afin de veiller au bon déroulement des épreuves. Les téléphones portables ainsi que tout moyen de communication devront être exclus des salles de l’examen. Rajouté à cela, tout moyen traditionnel, tel qu’un document autre que celui autorisé. Une désactivation de tout réseau de communication autour des salles d’examens prendra effet lors du déroulé des épreuves. Il est à noter que tout bachelier pris sur le coup, faisant état de fraude, risque de se voir annuler les notes acquises durant toutes les autres sessions, ou pire, se voir privé de passer son bac pendant une période de deux ans.

Aussi, en cas de production de faux documents pour seul fin de passer l’examen, d’usurpation d’identité, de fuite des épreuves tant au niveau des élèves, que des examinateurs, de personnes assurant le transport et le reste, le coupable serait passible de 6 mois à 5 ans de prison et d’une amende allant de 5.000 à 100.000 Dhs. Des campagnes de sensibilisation ont misé sur la prévention afin que tout élève prenne en réelle mesure les conséquences qui peuvent découler d’un éventuel acte irréfléchi. Autre nouveauté, les candidats souffrant de handicaps mentaux ou autres telle que la malvoyance seront de même appelés à passer l’épreuve du bac. Cocher la bonne réponse, marquer d’un vrai ou faux, au plus justifier d’une réponse courte sera tout pour les concernés. Si le taux de réussite en 2017 était de 50,28 % qu’en sera-t-il pour cette année?.

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