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Fouzi Lekjaa au président de la CAF : « Si vous n’opérez pas le changement rapidement, on va dire que vous faites la même chose qu’Issa Hayatou»

La veille du symposium de la CAF de deux jours (18 et 19 juillet 2017) au Palais des congrès de Skhirat, s’adressant au Malgache Ahmad Ahmad, président de la CAF, Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a déclaré avec enthousiasme : « Le changement a du sens mais la vitesse dans l’installation du changement a plus de sens, car si vous ne consommez pas la rupture avec le passé de la CAF et que vous opériez le changement dans les 6 mois suivant votre élection, on va dire que vous faites la même chose que les anciens (équipe de Issa Hayatou). La CAF, qui dégageait jusque-là des forces d’inertie, a l’obligation de se moderniser. Elle n’a pas le monopole de la gestion du football africain. Finie donc cette logique du passé de détenir le système ».

Depuis qu’Ahmad Ahmad a succédé le 16 mars 2017 à Issa Hayatou à la présidence de la Confédération africaine de football, et depuis la nomination de Fouzi Lekjaa comme vice-président de la CAF, membre du comité exécutif et président de deux commissions (Finance et Compétitions interclubs), une brise de changement souffle sur la CAF.  Aujourd’hui et demain (mardi et mercredi 18 et 19 juillet) sont attendus au Palais des congrès de Skhirat, les présidents des 55 Fédérations africaines, et leurs délégations. Après une plénière d’ouverture, tous se retrouveront deux journées durant autour de huit ateliers thématiques, en présence en présence notamment du président de la FIFA, Gianni Infantino mais également d’anciennes gloires (Joseph-Antoine Bell, Rabah Madjer, Ahmed Faras, « Jay-Jay» Okocha, Badou Zaki, Anthony Baffoe, Mohammed Timoumi, Hossam Hassan, Patrick Mboma, Gérémi Njitap sont annoncés) et de dirigeants de clubs.

L’ensemble des sujets d’importance seront balayés, à commencer par l’avenir de la CAN, mais aussi les Coupes interclubs, le développement du football sur le continent, les compétitions de jeunes, les partenariats internationaux ainsi que l’épineuse question des droits de transmission TV. Mais le sujet qui attire le plus l’attention, c’est la refonte du cahier des charges de la CAM, à commencer par celle de 2019. Ainsi, la compétition africaine devrait être décalée de janvier à juin et le nombre de pays disputant la phase finale augmenterait également de 16 à 24. Aussi, la CAF exigerait 6 stades au lieu de quatre pour le pays organisateur, ce qui ne manquera de réduire les chances du Cameroun d’organiser la CAN 2019. Dans tous les cas, le Maroc se propose de l’abriter au cas où le Cameroun s’avère techniquement incapable de le faire.

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