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Fouzi Lekjaâ, le maître d’œuvre

Fouzi Lekjaâ.

Comment le Maroc a revu de fond en comble son football

La convention cadre relative de mise à niveau des infrastructures du football national constitue un maillon principal dans la stratégie adoptée par la FRMF.

Depuis une dizaine d’années, et plus précisément la lettre qu’avait adressée le roi Mohammed VI aux Assises nationales du sport à Skhirat en octobre 2008 -«on ne saurait atteindre l’objectif de promouvoir le sport, qu’en dépassant les dysfonctionnements qui le pénalisent», avait-il en substance dit-, un véritable travail de fond a été mené, et qui s’est traduit dans le cas précis du ballon rond par plusieurs chantiers. D’abord, dès 2009, est créée à Salé l’Académie Mohammed-VI de football, sorte de Clairefontaine marocain dont les rênes sont confiées à Nasser Larguet, formateur hors pair ayant fourbi pendant plus de 20 ans ses armes dans le football français (Rouen, Cannes, Caen, Le Havre, Strasbourg).

«Ce qui est fondamental c’est la formation, les résultats suivront,» aime d’ailleurs à répéter le technicien franco-marocain, qui en juin 2014 avait par ailleurs été bombardé directeur technique national par le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaâ.

Nombreux grands stades
En même temps, le gouvernement marocain a beaucoup planché sur les infrastructures, qu’on promettait de développer depuis plus de deux décennies et les premières candidatures marocaines à l’organisation de la Coupe du monde, et qui ont donc conduit à l’ouverture de nombreux grands stades à Tanger (avril 2011), Marrakech (idem) ou encore Agadir (octobre 2013). Par ailleurs, quelque 90 stades municipaux se sont vu réaménagés de fond en comble, pour les rendre plus adaptés à la pratique du football.
«[La convention cadre relative de mise à niveau des infrastructures du football national] constitue un maillon principal dans la stratégie adoptée par la FRMF visant le développement du football national afin de lui permettre d’occuper la place qu’il mérite sur les plans continental et international », expliquait en juillet 2014 Lekjaâ aux médias, trois mois à peine après son élection. Mais c’est surtout sur le plan de l’organisation que l’on peut voir le plus grand progrès.

Ressources humaines
Aujourd’hui, onze ans après le passage au professionnalisme, les championnats de première et de deuxième divisions sont considérés comme étant les mieux gérés du continent africain, et à ce titre, le récent succès du Wydad de Casablanca en Ligue des champions africaine le 6 novembre 2017 peut être considéré comme la juste cerise sur le gâteau.

Même le football amateur s’est vu doter d’une ligue propre, ce qui n’est pas vraiment légion en Afrique. Du côté des ressources humaines, une attention particulière est prêtée par les pouvoirs publics, qui avaient notamment initié un master en management sportif à l’Institut supérieur de commerce et d’administration des entreprises (ISCAE) de Casablanca pour former une élite de dirigeants capables de tirer le sport national, et notamment donc le football, au plus haut. Somme toute, nous semblons bel et bien en route pour parvenir à accomplir pleinement nos objectifs footballistiques.

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