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Financement de la petite et moyenne entreprise (PME)

Mohamed Boussaïd, ministre de l’Economie et des Finances. (CREDIT PHOTO: DR)

Mohamed Boussaïd, ministre de l’Economie et des Finances. (CREDIT PHOTO: DR)

Quand les PME manquent de crédits

[quote font= »1″]Financement. Maillon  essentiel de l’économie,  les PME souffrent  pourtant de mille  maux. Dont la difficulté  d’accès au crédit. Deux  conventions ont été  signées à Rabat pour leur  faciliter la vie.[/quote]

Le tissu des Petites et Moyennes  Entreprises (PME), qui  représente pas moins de  169.500 entreprises recensées par la  Caisse Nationale de Sécurité Sociale  (CNSS) est d’une grande richesse.  Rempart contre le chômage des  jeunes et des moins jeunes, diplômés  ou non, les PME créent entre 42 et  72% des emplois, notamment du  secteur manufacturier. Néanmoins,  ces leviers de l’emploi continuent  de souffrir de tous les maux. À  commencer par le fait que ces  jeunes entreprises sont exposées à  une forte mortalité avant cinq ans.  Un grand nombre d’entre elles  disparaissent, non seulement à cause  de la concurrence déloyale du secteur  informel et de certaines grandes  entreprises privilégiées, mais aussi  faute de trouver les compétences  sur le marché.
Le fait qu’elles accèdent difficilement  aux crédits pousse «56,4% des jeunes  entrepreneurs à recourir à leurs  économies personnelles», soulignent  les experts de la Banque africaine  de développement (BAD) dans une  récente étude qui a livré un diagnostic  de l’état des lieux , notamment en  matière de participation des micro,  petites et moyennes entreprises  dans la création de l’emploi et de  résorption du chômage.
Certes, des efforts non négligeables  ont été déployés par les banques pour  financer ces unités de production.  Selon la Banque mondiale, ces  dernières ont canalisé vers les PME  presque «le quart de l’ensemble  des crédits à des sociétés privées  au Maroc, soit la proportion la  plus élevée des prêts bancaires à  cette catégorie dans 14 pays de la  région Mena». Crédits qui s’avèrent,  néanmoins, insuffisants au regard  des petits et moyens entrepreneurs,  pour faire face à leurs besoins de  financement.

Carences et difficultés
Ce déficit de financement est  d’autant plus sévère qu’il se trouve  souvent accompagné d’un nombre  élevé de conditions exigées par les  établissements bancaires en termes  de garantie.
Aux carences des crédits s’ajoutent  des coûts de financement élevés,  rendant, ainsi, toute initiative  d’investissement presqu’impossible pour ces petits et moyens  entrepreneurs. Ces carences et  difficultés n’ont pas échappé à  Mohammed Boussaid et à Michel  Sapin, respectivement ministres des  finances marocain et français lors  de leur rencontre à Rabat le 13 avril  2015. Réunion qui s’est concrétisée,  notamment, par la signature de  deux conventions relatives au  renforcement des capacités des  PME marocaines et françaises. La  première permettra de mobiliser  26 millions d’euros (276 millions de  dirhams) pour financer l’acquisition  de matériel et pour développer des  projets en commun. Quant à la  deuxième convention, dotée de 180  millions de dirhams, elle vise, selon  Mohamed Boussaid, à «contribuer  au renforcement du système  marocain de garantie, à travers  le redéploiement des ressources  allouées par la France au Fonds  de garantie de la restructuration  financière vers celui relatif aux  PME».

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