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Festival de Marrakech : Hommage vibrant au cinéaste sud-coréen Park Chan-Wook

Park Chan-Wook
Un vibrant hommage a été rendu, mercredi  soir dans la Cité ocre, au grand cinéaste sud-coréen Park Chan-Wook, à l’occasion de la 15-ème édition du Festival international du film de Marrakech qui se poursuit jusqu’au 12 décembre.  Au lendemain de sa leçon de cinéma dans le cadre du cycle Masterclasses du  Festival, qui a fait salle comble, c’est sous un tonnerre d’applaudissements  qu’il a été reçu au Palais des Congrès où il a reçu l’Etoile du Festival des  mains du réalisateur Anurag Kashyap. Et c’est un Park Chan-Wook ému qui a pris la parole, se disant honoré par  cet hommage qui consacre son parcours de plus d’une vingtaine d’années et qu’il  dédie d’abord à sa femme qui partage avec lui sa passion du cinéma.

Le réalisateur sud-coréen qui revient à Marrakech après avoir été membre du  jury en 2013, présidé alors par l’immense Martin Scorsese, a fait part de son  obsession de l’univers magique du 7-ème Art, se disant « comme une femme qui  attend son bébé, toujours en quête d’idées pour accoucher de nouveaux projets  de films ».

Ouvrant la cérémonie d’hommage, ponctuée de la projection d’extraits de ses  plus grands succès, la comédienne indienne Richa Chadda, a mis en avant le  talent hors pair du cinéaste sud-coréen qui a signé des chefs-d’œuvre. Le Festival a raison de rendre hommage à ce grand réalisateur qui se  distingue par une vision cinématographique unique sous-tendue par l’ambition de  révéler la vraie nature humaine, a ajouté l’actrice qui est membre du jury de  cette 15-ème édition, présidé par le célèbre réalisateur américain Francis Ford  Coppola.

Passionné de cinéma depuis son plus jeune âge, Park Chan-wook crée lors de  ses études à l’Université de Sogang le club Movie Gang. Son diplôme de  philosophie en poche, il en profite pour publier plusieurs essais critiques sur  le cinéma avant de signer son premier long métrage en 1992 : Moon is the sun’s  dream, un film de gangsters se déroulant à Pusan, l’une des plus grandes villes  de Corée du Sud. Il enchaîne en 1997 avec The trio, un portrait comique de  trois personnages hors-la-loi.

En 2000, le thriller Joint security area l’impose comme un des cinéastes  majeurs du nouveau cinéma coréen. Le film, relatant une enquête sur un meurtre  perpétré sur le pont du Non-Retour, à la frontière de la Corée du Nord et de la  Corée du Sud, reçoit plusieurs récompenses dont le Prix du meilleur film et du  meilleur réalisateur au Festival du Film asiatique de Deauville. Son film Stoker (2013), son premier film à Hollywood, est un modèle de mise  en scène, revisitant Hitchcock à sa manière.

(Avec MAP)

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