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Fathallah Oualalou honoré au siège de la fondation Attijariwafa bank

Le capitalisme d’État, un modèle qui marche

“La Chine est nous”, un travail académique qui “comporte de nombreux enseignements pour nous, Marocains et Africains, dans notre effort d’émergence”.

En accueillant Fathallah Oualalou qui a présenté son dernier livre La Chine et nous, le jeudi 19 octobre 2017, à la Fondation Attijariwafa bank, au milieu d’une collection d’oeuvres d’art, exposée pour la première fois par pas moins de 100 lycéens issus d’établissements publics, Mohamed El Kettani, président-directeur général du groupe Attijariwafa bank, n’a pas manqué de rappeler les qualités multiples de ce haut commis de l’État. Cet éminent professeur universitaire, ancien ministre de l’Économie et des Finances du gouvernement Youssoufi et maire de Rabat, qui, tout au long d’une carrière politique bien riche et pleine, n’a jamais hésite à «nous faire part de ses analyses politiques, économiques et géostratégiques aussi pertinentes les unes que les autres», nous dit Fouad Zaïm, professeur universitaire et ancien conseiller à la Primature, dans son vibrant hommage à M. Oualalou.

“Un cas d’école”
Fathallah Oualalou reste ce fidèle compagnon du leader fort estimé de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), Abderrahim Bouabid, qui s’est toujours distingué par son sens du militantisme et du patriotisme, notamment en tant que dirigeant de l’Union Nationale des Étudiants du Maroc (UNEM), chef du groupe parlementaire de l’USFP et président de l’Union des économistes arabes. Intellectuel toujours actif, Fathallah Oualalou est actuellement Senior Fellow à l’OCP Policy Center.

La Chine et nous est, en effet, l’un de ses récents écrits, qui peut être considéré comme un ouvrage de référence qui analyse les fondements du succès économique de la Chine en l’espace de trois décennies. «Un cas d’école», nous dit Kettani, qui «comporte de nombreux enseignements pour nous, Marocains et Africains, dans notre effort d’émergence». Pour le P-DG d’Attijariwafa «la publication de ce travail académique va contribuer à enrichir la réflexion sur le nouveau modèle de développement du Maroc, tel que l’a préconisé Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans son dernier discours du 13 octobre 2017 devant les parlementaires».

Le succès du modèle chinois, nous dit Oualalou, ne peut s’expliquer que par la cohabitation des quatre «dualités contradictoires » : une modernité liée au progrès économique associée à la préservation du patrimoine culturel, un mode de production fondé sur l’utilisation des technologies avancées et des salaires tout à fait modestes, des relations conflictuelles avec Taiwan, Hong Kong, le Japon et la Corée qui n’ont nullement empêché des relations économiques assez poussées avec ce voisinage asiatique. Sans oublier, surtout, la centralité du Parti communiste chinois.

Un parti au service de l’ouverture de l’économie sur le capitalisme mondialisé. Un parti-État qui, malgré de prétendues intentions libérales, n’en finit pas de renforcer son emprise non seulement sur l’économie mais aussi sur toute la société.

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