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Élucubrations séparatistes

Aux abois, le mouvement séparatiste multiplie les provocations et les manœuvres.

Le Polisario ne sait plus quoi faire pour de se faire entendre. Une mauvaise cause qui ne trompe plus personne et qui atteste qu’une certaine opinion a fini par se dessiller les yeux. A l’’international, le mouvement séparatiste se trouve dans une impasse totale. Le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) à la fin janvier 2017, atteste en creux de sa situation. Le Royaume est ainsi mobilisé pour retrouver toute sa place dans cette organisation continentale. Une maturation s’est faite à propos de la question nationale, notamment du côté des pays qui soutenaient le mouvement séparatiste.

Jacob Zuma, président sud-africain, a fait ainsi cet aveu, après sa rencontre avec S.M le Roi, le 29 novembre 2017, à Abidjan, en marge du sommet UE–UA: «Je ne connaissais pas tous les éléments du dossier du Sahara…» D’autres pays, naguère hostiles à Rabat, réévaluent également leur position (Zimbabwe, Nigéria,…). L’adhésion du Royaume à la CEDEAO –actée politiquement et en voie de finalisation– témoigne aussi de la place et du rôle qu’il entend jouer dans le continent et ce dans une perspective à long terme de partenariat de développement. Une telle stratégie commande que les pays africains décident l’apurement de dossiers artificiels qui ont tant freiné cette marche en avant.

Aux abois, le mouvement séparatiste multiplie les provocations –comme à Guerguarat– et les manoeuvres –comme cette supposée lettre de Antonio Guterres à Brahim Ghali démentie par le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, mardi 9 janvier 2018. Ces dernières semaines, voilà que les séparatistes multiplient les manoeuvres dans une fuite en avant désespérée. Comment? En formulant puis en martelant des allégations fausses, mensongères, participant d’une énième campagne de propagande. Tout d’abord, c’est l’agenda de l’envoyé personnel d’Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, qui est dénaturé et instrumentalisé de manière grossière. Horts Köhler, ancien président fédéral allemand, a choisi de s’installer à Berlin, dans la présente conjoncture, pour avoir des contacts avec des interlocuteurs intéressés ou concernés, à un titre ou à un autre, par le dossier du Sahara marocain. Le 22 janvier 2018, il a ainsi invité «les parties au conflit» à des réunions séparées dans la capitale fédérale allemande. Cette invitation fait suite à une tournée qu’il avait menée, une dizaine de jours auparavant, en Europe et en Afrique. Il entendait ainsi relancer les négociations. Il n’a pas cité expressément les parties visées mais il s’agit bien entendu du Maroc et du Polisario mais aussi de l’Algérie et de la Mauritanie. À Bruxelles, il a rencontré le chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini; à Addis Abeba, le futur président de l’UA, le président rwandais Paul Kagamé; ainsi que le président de la Commission de l’UA, le Techadien Moussa Faki Mahamat. A-t-il eu également un contact à Bruxelles avec Ismaïl Chergui, commissaire algérien a l’UA, chargé de la Paix et de la Sécurité? Tant de désinformation a été entretenue à cet égard.

La propagande séparatiste se développe désormais sur un autre plan: celui des invitations adressées par l’émissaire onusien pour des négociations à Berlin. Le Maroc a confirmé avoir reçu un courrier dans ce sens. Mais, pour l’heure, il n’y a pas encore donné une réponse. Rabat entend en effet garder toute sa liberté d’appréciation quant à la réponse à y donner, au lieu et à la date. En toute hypothèse, ces négociations seront et ne pourront être que séparées. Il est exclu qu’il en soit autrement.

Pourquoi? Parce qu’il faut négocier avec des «acteurs réels» dans le conflit du Sahara, en l’occurrence l’Algérie et pas avec un comparse qui n’est pas reconnu par les Nations-Unies ni par les institutions continentales et régionales, exception faite de l’UA.

Donner suite à la proposition de Horst Köhler, ce n’est pas une négociation directe, comme l’a soutenu le chef de la diplomatie séparatiste, le lundi 5 février 2018 à Alger. C’est plutôt l’opportunité d’appuyer de nouveau le bien-fondé du plan marocain d’autonomie validé par le Conseil de sécurité et considéré depuis avril 2007 par cette même instance onusienne comme «réaliste, crédible et sérieux». Les élucubrations séparatistes sont aujourd’hui totalement démonétisées et ne sont plus que l’expression de l’isolement de leurs auteurs et de leurs parrains, maghrébins et autres.

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