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El Ala retrouve sa flamboyance

14ème édition du festival international de la musique andalouse

Trois jours de prestations de chants et une rencontre avec les éminentes figures au fait de la culture andalouse comme Abdeslam Chami, Abdelilah Benarafa, ou Yahya Ghoul.

C’est sur une note à la fois philosophique et historique que le festival international des musiques andalouses a clos ses portes ce Samedi 16 décembre 2017 au Mazagan d’El Jadida. Une rencontre avec les éminentes figures au fait de la culture andalouse comme Dr Abdeslam Chami, Dr Abdelilah Benarafa, ou Dr Yahya Ghoul.

Là où on est plongé dans les circonférences pleines d’esprit où règne en maîtresse des lieux, la quasi-sacrée musique andalouse. Une généalogie de la chose qui nous porte jusqu’à sa première nomenclature, dite littéralement «l’instrument » ou «El Ala» car c’est ainsi que les Arabes l’appelaient, nous dit-on. Oui, un genre d’abord apparu en terre arabe, avant qu’il porte le nom Andalous du fait de la première école établie en Andalousie sous le nom de Zeriab (un érudit du genre), nous renseigne-t-on.

Comme un air de chez nous
En second lieu le Maroc a veillé de près, sous le règne de Hassan premier, à conserver ce patrimoine de teinte religieuse d’abord. Religieuse car n’était-ce pas les premiers prêcheurs de l’islam de l’an 1 de l’hégire qui l’ont dispensé tout autant que leurs enseignements religieux? Puis une teinte festive ensuite pour charmer petits et grands. Quant aux prestations de chants, elles légitimaient de par leur atmosphère à la fois apaisante et sereine ce pan de l’histoire. Comme ce jour du vendredi 15 décembre 2017 à la salle Mégarama de Casa où la Tunisie fut au rendez-vous avec son ensemble Malouf Ennaoua de Kairouan… comme un air de chez nous, car c’est le cas de remarquer que le rythme andalous prend le pas sur le texte, comme si le texte était aisément interchangeable avec celui d’autres cultures voisines.

Un spectacle sur les traces du grand soufi andalou Abou Hassan Chouchtouri sous le talent directeur de Marouane Hajji, Abir El Abed, et Omar Jaidi. Quant au jeudi 14 décembre 2017, l’ensemble de l’association culturelle Nassim El Andalous d’Oran a ravivé de ses accompagnements de luths et de violons les enceintes du Mégarama sous la direction du Dr Yahya Ghoul. Pour que s’ensuive une chorale de 120 personnes réunies pour ainsi porter au mieux ce flair andalous affiné par le grand ténor Haj Mohamed Bajedoub, Abderrahim Souiri, et la non moins talentueuse Fatima Zahra Qortobi.

Au même jour, s’en suit comme une gaieté suit une admiration, l’ensemble Nassim El Andalous d’Oujda qui avait pour maître Omar Chahid, et dont l’artiste Jennat Chemlal ne manqua pas d’être une belle voix. Une journée d’un beau composé qui connut également les ravissements de l’orchestre du conservatoire de musique andalouse de Fès, dirigé par Driss Berrada.

Reste l’ouverture du mercredi 13 décembre qui eut lieu au théâtre Mohammed V de Rabat, et qui se veut comme un rapprochement bienveillant entre la culture espagnole d’abord, marocaine ensuite. Là où le public goûtait à la fois aux claquettes dansantes du Grupo compania de baile flamenco Duende de Algeciras dirigée par Mercedes Alcala Notario. Puis à la nonchalance poétique de l’orchestre de feu Mohamed Larbi Temsamani, sous la direction de Mohamed Amine El Akrami.

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