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Dysfonctionnements graves dans le secteur de la santé

Driss Jettou, le premier président de la Cour des comptes.

Driss Jettou, le premier président de la Cour des comptes.

La Cour des comptes tire la sonnette d’alarme

Hôpitaux. Le secteur de  la Santé souffre, malgré  certains acquis, de plusieurs  dysfonctionnements en  matière de gestion et de  prestations de service,  révèle la Cour des comptes  dans son rapport 2013.

Présenté par le premier  président de la Cour des  comptes, Driss Jettou,  mercredi 6 mai dernier au parlement,  lors d’une séance conjointe des  chambres des représentants et des  conseillers, le Rapport note que sur  la base du contrôle de la gestion des  projets d’extension du réseau des  établissements de santé, plusieurs  dysfonctionnements ont été relevés, comme la non-disposition  par le ministère de la Santé d’une  carte sanitaire, contrairement à la  loi relative au système de santé et à  l’offre de soins. Le rapport cite ainsi  l’existence de 151 établissements  de soins de santé de base qui sont  prêts mais non opérationnels dans  les milieux rural et urbain.

Absence de vision
Le document pointe aussi l’absence  d’évaluation par le ministère  de ses plans stratégiques afin  d’identifier les résultats réalisés par  rapport aux objectifs escomptés,  soulignant l’absence d’une vision  globale et intégrée des opérations  d’aménagement des établissements  de santé et de mise à niveau de  certains hôpitaux, en dépit de leurs  coûts élevés. S’agissant de la gestion des  équipements biomédicaux, le  rapport note que la mission de  contrôle de la Cour des comptes a  relevé les grands efforts déployés par  le ministère de la Santé pour doter  les unités de santé, principalement  les nouveaux centres hospitaliers  universitaires, d’équipements et de  matériels de santé.
Ces efforts n’ont pas été  accompagnés par une mise à niveau  du cadre juridique afin d’actualiser  et d’adopter des textes législatifs  et organiques relatifs à la gestion  du matériel biomédical, ajoute la  même source, relevant l’absence  de création, conformément à la  législation en vigueur, de structures  chargées de la coordination, la  règlementation, la planification, le  contrôle et la sécurité de ce type de  matériel.
Le rapport fait, en outre, remarquer  que les acquisitions effectuées par le  ministère n’ont pas été soumises à  une politique générale d’achat, ni à  un planning précis qui accompagne  le développement des hôpitaux  créés, ce qui provoque, dans la  plupart des cas, un retard dans  l’exploitation de ce matériel et son  stockage dans des entrepôts avec la  perte de garantie qui s’ensuit.
Après avoir noté la réaction positive  du ministère aux recommandations  et observations de la Cour des  comptes, le rapport relève, d’autre  part, l’absence d’une politique  efficiente de maintenance, dans le  but de garantir la pérennité et la  qualité des prestations publiques,  ordinaires et urgentes.

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