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Est-il si difficile de faire simple?

Abdelouafi Laftit, nouveau ministre de l’intérieur – ph:DR

Le gouvernement examine une nouvelle formule pour les CRI

L’une des principales nouveautés du projet de loi de réforme des CRI est leur passage au statut d’établissement public.

Célérité, transparence et efficacité présideront, dorénavant dans le traitement des dossiers d’investissement. Tels sont les maître-mots qui caractérisent la nouvelle formule de gestion des CRI préconisée par les pouvoirs publics. C’est dans ce sens qu’un projet de loi sera présenté par Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, en conseil de gouvernement.

Projet de réforme qui n’a d’autre but que de viser à «une transformation en profondeur des CRI pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle de facilitateur et de catalyseur de l’investissement au niveau régional». CRI qui ont plus que jamais besoin d’être restructurés dans le sens d’une plus grande simplification et digitalisation des procédures. L’une des principales nouveautés du projet de loi de réforme des CRI est leur passage au statut d’établissement public.

Impulsion économique
En effet, les CRI seront pilotés non seulement par un directeur général, mais surtout par un conseil d’administration présidé par le wali de région. Ce conseil devra compter, en outre, parmi ses membres le président du conseil régional, les représentants régionaux des administrations publiques concernées par le développement des investissements, en plus des représentants des différents établissements publics comme l’AMCE, l’ANPME, l’OFPPT, la CCG, l’Agence urbaine.

Par ailleurs, au niveau organisationnel, chaque CRI devra compter deux pôles, le premier appelé «Maison de l’investisseur » et le deuxième «Impulsion économique et offre territoriale». De même, dans cette nouvelle configuration, les CRI seront chargés de faciliter le traitement intégré, de bout en bout, des dossiers d’investissement. Tout en assurant la promotion de l’offre territoriale et en offrant de nouveaux services aux investisseurs, les CRI joueront aussi un rôle d’accompagnement au profit des PME. PME auxquelles des plateformes seront spécialement dédiées. Plateformes d’accompagnement qui n’ont d’autre but que de faciliter la vie aux investisseurs (accès au foncier public, ressources humaines, opportunités de partenariat, conseil et assistance, etc.).

Sur un autre plan, le projet de loi sur la réforme des CRI, grâce à des commissions régionales unifiées, veut en finir avec l’éparpillement des entités en charge de l’investissement au niveau régional. Présidées par les walis des régions, elles compteront parmi leurs membres non seulement les gouverneurs, mais aussi les présidents de communes et les représentants des administrations et établissements publics en charge des dossiers d’investissement.

Le suivi de l’action des CRI sera assuré par une entité ministérielle de pilotage, présidée par le Chef de gouvernement. Entité qui veillera à leur évaluation et à l’examen de leurs performances. Le tout sous l’oeil vigilant non seulement de la Cour des Comptes et du contrôle financier du ministère des Finances, mais aussi d’autres structures internes chargées de réaliser des audits réguliers portant, notamment, sur le respect des normes et procédures. Bonne gouvernance oblige.

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