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Une cyberattaque fait 200.000 victimes dans 150 pays

Les conséquences de la cyberattaque sans précédent qui a fait plus de 200.000 victimes dans au moins 150 pays se faisaient toujours sentir lundi, mais les mises à jour opérées au cours du week-end semblaient contenir la menace d’un « cyberchaos ».

En France, l’usine Renault de Douai (Nord), l’une des plus importantes du constructeur automobile dans le pays, était « préventivement » à l’arrêt lundi matin.

La vague de cyberattaques touchait également les pays asiatiques, premiers à se réveiller lundi, et premiers à constater les conséquences de l’infection provoquée par le logiciel de rançon, qui exploite une faille dans les systèmes d’exploitation Windows (Microsoft).

En Chine, des centaines de milliers de postes informatiques appartenant à près de 30.000 institutions et organisations ont été infectés, selon un total établi samedi, a indiqué la société chinoise de sécurité électronique Qihoo 360.

Le virus continuait à se répandre dans le pays mais à un rythme moindre, rapportait lundi la presse d’Etat, citant les autorités nationales chargées de cyber-sécurité.

En attendant d’éventuelles nouvelles victimes, le bilan de cette cyberattaque mondiale est déjà imposant, de la Russie à l’Espagne, en passant par le Mexique et le Vietnam.

Le service public de santé britannique (NHS, 1,7 million de salariés) semble avoir été l’une des principales victimes avec des centaines de structures médicales touchées, dont plusieurs ont été obligées d’annuler ou de reporter des interventions médicales.

Au cours du week-end, des équipes ont travaillé d’arrache-pied pour mettre à jour les ordinateurs de l’organisation, a indiqué lundi matin le secrétaire d’Etat à la Sécurité Ben Wallace sur la BBC, en espérant que le système informatique du NHS pourrait à nouveau fonctionnement « normalement ».

L’attaque a également affecté le système bancaire russe, le groupe américain de logistique FedEx, la compagnie de télécoms espagnole Telefonica ou encore des universités en Grèce et en Italie.

L’attaque a été provoquée par un logiciel de rançon, un « rançongiciel » malveillant verrouillant les fichiers des utilisateurs et les forçant à payer 300 dollars pour en recouvrer l’usage. La rançon est demandée en monnaie virtuelle bitcoin, difficile à tracer.

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