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Coupe du monde : les hommes de confiance de Renard

Pour parvenir à qualifier le Maroc pour sa première Coupe du monde depuis 20 ans, Hervé Renard a su compter sur un staff technique très compétent et qui a sa pleine confiance.

Patrice Beaumelle, le fidèle adjoint

Il a accompagné partout l’actuel sélectionneur depuis maintenant plus d’une décennie, mis à part à Sochaux lors de la saison 2013/2014. Les deux hommes se sont connus en 2006 lors d’un match Cherbourg-Nîmes où Renard entrainait le premier, et Beaumelle était l’adjoint de Régis Brouard au second. Puis ils ont sympathisé lors d’un stage en commun à la Fédération francaise de football (FFF). Quand, en mai 2008, Renard est nommé entraîneur de la Zambie, il appelle aussitôt Beaumelle pour l’accompagner, qui n’hésite pas à rejoindre son nouvel ami. Ensemble, le Savoyard et le Gardois écriront certaines des plus belles pages du football africain, avec deux Coupes d’Afrique des nations (CAN) en 2012 et 2015 et, le 11 novembre, la qualification du Maroc pour la Coupe du monde de 2018. « C’est le meilleur entraîneur adjoint de France, » n’hésite pas à dire de son colistier Renard.

Mustapha Hadji, le lieutenant du cru

Comme à chaque fois qu’il met les pieds dans un nouveau pays, Renard s’adjoint un technicien du cru. « Pour pouvoir comprendre et m’adapter aux subtilités locales, » explique-t-il. Dès son arrivée au Maroc en février 2016, il choisit donc de prolonger Mustapha Hadji dans son rôle d’adjoint, après que ce dernier ait déjà occupé la même fonction sous Badou Zaki. Il faut dire que l’ancien ballon d’or africain de l’année 1998 a su tisser une relation très forte avec les joueurs de la sélection et ses cadres, qui l’appellent simplement « Mouss ». Il est aussi très proche de l’actuel président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaâ, qui avait penché en sa faveur en octobre 2015 après qu’il ait eu maille à partir avec Zaki lors de la mi-temps d’un match amical face à la Guinée parce qu’il avait pris l’initiative de dispenser le capitaine Medhi Benatia de venir en sélection (le défenseur central aux 49 sélections voulait gagner sa place au Bayern de Munich, où il venait de signer quelques mois plus tôt).

David Ducci, l’homme à tout faire

Un autre fidèle de Renard, connu par l’entraîneur français du temps de leurs années communes de joueurs en sélection des moins de 17 ans, puis à Vallauris (1993-1995), en championnat de troisième division française. Il l’a suivi notamment à l’USM d’Alger, où il a fait partie de la direction générale (en 2011), puis en Côte d’ivoire, pour servir notamment d’analyste vidéo. En même temps, il filait un coup de main à l’entraîneur des gardiens de but, Gilles Morisseau, ayant-lui même joué au cours de sa carrière dans les cages. C’est donc un peu l’homme à tout faire de Renard, qui avait insisté auprès de Lekjaâ pour l’emmener dans ses bagages au Maroc. Ducci a également été dirigeant à Rouen, Sion, Amiens et Niort, après un diplôme en management sportif à Nice.

Cédric Tafforeau, monsieur vidéo

En France, les fanas de football le connaissent déjà, et pour cause : c’est un habitué de la Data Room, une émission de Canal+ qui consiste à décortiquer le jeu et les équipes en ayant recours à la technologie. Un rôle qu’il assure donc aujourd’hui pleinement auprès de Renard. « La plus grosse partie de mon travail concerne l’analyse de l’adversaire. La base, c’est de décortiquer leur animation. Comment cette équipe défend, se déplace, à quelle hauteur elle essaie de récupérer le ballon. Comment une passe contrariée peut gêner leur relance, » expliquait-il en janvier dernier à sofoot.com, à la veille de la CAN. Tafforeau a même été, dès 2003, un des premiers spécialistes en la matière du football français, étant pour ce faire employé par Marseille et Bordeaux. C’est surtout un grand fan de Renard. « Je pense que si demain, on lui donne une équipe européenne avec les joueurs qu’il faut, il aura largement la capacité d’aller chercher des titres. Il a les capacités, sans aucun doute. Je le dis par expérience, après avoir travaillé avec une multitude d’entraîneurs, » affirmait-il toujours sur sofoot.com.

Philippe Sence, l’ange gardien

L’autre Nîmois du staff, avec Beaumelle (il a joué trois ans à Nîmes). A son arrivée, Renard veut un nouvel entraineur des gardiens, n’étant visiblement pas convaincu par le titulaire d’alors du poste, Khalid Fouhami. Le directeur technique national, Nasser Larguet, lui propose alors Philippe Sence, qu’il avait recruté un an plus tôt pour les sélections de jeunes. Depuis, il s’en est apparemment montré très satisfait, au point de l’adopter comme n’importe quel de ses précédents lieutenants. Sence est notamment derrière le joli parcours de Munir Mohand Mohamedi, qui n’a pas encaissé un seul but lors des éliminatoires. Avant de venir au Maroc, il avait roulé sa bosse pendant près de 20 ans en France, avec Bordeaux, Le Havre, Strasbourg et Grenoble.

Nasser Larguet, le travailleur de l’ombre

Impossible de parler de la réussite de Renard sans évoquer le travail de l’ombre de Nasser Larguet. Rentré au bercail après plusieurs années en France, le DTN a su transformer le football marocain, que ce soit à la tête de l’Académie Mohammed-VI qu’avec les différentes sélections nationales. La qualification du Maroc en Coupe du monde, c’est un peu et surtout la sienne, lui qui entretient d’excellentes relations avec Renard depuis leurs années communes à Cannes dans les années 1980, et qui sont pratiquement tous les jours en contact d’après ce que nous affirment des sources très proches du staff technique national. Avec Lekjaâ, c’est assurément le Dartagnan de notre ballon rond.

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