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Quelles chances a le Maroc en coupe du monde de football Russie 2018?

Hervé Renard prenant un selfie avec Marcel Desailly et Didier Deschamps.

Impossible n’est pas marocain

Manque de chance, le Maroc sera dans “le groupe de la mort”. Mais avec de jeunes talents qui en veulent, les chances du Maroc sont entières.

Le vendredi 1er décembre 2017, les Marocains avaient le coeur à la fête de la naissance du Prophète et un oeil sur le tirage au sort de la coupe du monde Moscou-2018. C’était le jour le plus long en plein transition automne-hiver, ce qui n’est pas conforme aux normes de la succession des saisons et des fondements de la météo. Peu importe, le moment est décisif pour le peuple du foot aux quatre coins de la planète.

Après une qualification à l’arrachée, balle au pied, nous y étions. Restait à savoir à quels adversaires allons-nous avoir affaire? Aux dernières boules à ouvrir, la tension montait crescendo. Une crispation qui contrastait singulièrement avec la sérénité habituelle des fêtes religieuses. Sauf que le foot a fini même par générer une identification de foule qui confine à la religiosité. Et puis voilà que notre boule sort du vase qui nous est imparti, au hasard, paraît-il.

Apport judicieux
À ce jeu de prestidigitation, dont seuls les dirigeants de la FIFA ont le secret, notre boule n’a pas vraiment un parfum rassurant. Nous sommes dans le groupe B, en compagnie du Portugal, de l’Espagne et de l’Iran. D’emblée, ce compagnonnage mijoté par la FIFA est qualifié de “groupe de la mort”. Nous avons droit à la confrontation avec deux grandes équipes européennes où se produisent nos meilleurs joueurs issus de l’immigration sportive qui constitue un apport judicieux à l’équipe nationale. La plupart des dirigeants en place espèrent ne pas tomber dans le même groupe que l’Espagne. Ils ont raison. Championne du monde en 2010, en Afrique du sud, elle a accumulé toute une batterie de recharge au championnat d’Europe, qu’elle a remporté en 2008 et 2012.

Histoire commune
Pour son entraîneur, Julen Lopetegui, «c’est un groupe compliqué, difficile, dur, mais le tirage au sort aurait pu être pire. Le Mondial, c’est ça». À quelques encablures d’une portion de Méditerranée que nous partageons, si ce n’est sur nos terres par les présides de Sebta et Mellilia, les Espagnols et les Marocains se connaissent au plus près de leur mode de pensée et de vie respectifs. Au Maroc, les fans du Barça, du Real ou de l’Atletico ne se comptent plus.

Bien qu’elle soit championne d’Europe, l’équipe du Portugal, considérée comme le maillon faible de l’élite européenne, s’est tout de même qualifiée sept fois pour le tournoi final de la Coupe du Monde. Elle a été demi-finaliste aux éditions 1984, 2000 et 2016. Avec le Portugal comme avec l’Espagne, le Maroc sera moins dépaysé que partout ailleurs en Europe. Il sera face à des pays avec lesquels nous avons en partage de grosses tranches d’histoire commune.

Il est écrit que nous devons battre l’un de ces deux durs à cuire pour espérer arracher une place au soleil dans les phases qui suivent. Quant à l’Iran, il apparaît comme l’inconnu du bataillon. Son entraineur, Carlos Queiroz, a résumé la situation. «Tous les groupes, dit-il, quel que soit leur palmarès et leur potentiel seront perçus comme des adversaires très durs pour l’Iran».

Le coach dont l’Iran s’est attaché les services est un globe-trotter et un baroudeur connu dans le monde du foot professionnel. Il a dirigé les plus grandes équipes d’Europe et des États Unis, tel que le Réal Madrid, Manchester United, le Red bull américain ou encore l’équipe japonaise Nagoya Grampus, avant de revenir au pays, le Portugal, comme sélectionneur national. C’est sous ses ordres que l’Iran s’est qualifiée pour le Mondial 2018. Bref, le haut du pavé dans ce métier. C’est à croire que les mollahs ont un faible pour le foot.

Grande motivation
Le premier match du Maroc sera contre l’Iran, le 15 juin 2018. Il est impératif d’engranger une première victoire pour espérer rester dans la course, le 20 juin contre le Portugal et le 25 juin contre l’Espagne. Avec une équipe comme celle qui a vaincu la Côte d’Ivoire en déroulant, enfin presque, les chances du Maroc sont entières. En 1970 et 1986, respectivement sous le capitanat de Driss Bamous et de Badou Zaki, le Maroc n’a t-il pas tenu la dragée haute aux plus grandes équipes de la planète foot? Ce sont là des exemples de bravoure reçus, à juste titre, comme des exploits sportifs. Il n’est pas dit que l’actuelle génération n’est pas en mesure de relever le défi. Bien que le groupe où nous avons été affectés soit le plus dur de cette compétition.

Les Lions de l’Atlas ont de qui tenir dans une nation de foot. Pour notre sélectionneur national, Hervé Renard, «on est tellement heureux d’être là qu’il faut affronter ce groupe avec une grande motivation, ne pas s’avouer vaincu en allant à cette coupe du monde. Ce serait la pire des choses de se satisfaire d’une qualification. Rien n’est impossible en football.

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