Dépêche
Accueil » Société » Des bulldozers pour libérer l’espace public occupé illégalement par les commerces à Casablanca

Des bulldozers pour libérer l’espace public occupé illégalement par les commerces à Casablanca

Opération tolérance zéro

Les autorités de Casablanca ont déployé des bulldozers pour libérer l’espace public. pour démolir les devantures de cafés et restaurants et autres commerces qui occupent illégalement le domaine public.

Jeudi 12 octobre 2017, quartier Drissiya, Casablanca. Vêtue de son uniforme militaire, Fatema Moukhlis est accompagnée d’une vingtaine d’éléments des Forces auxiliaires et d’agents d’autorité, le Caïd de la préfecture Al Fida-Mers Sultan, supervise personnellement la libération de l’espace public au quartier Drissiya, situé à l’arrondissement Al Amal. Des chaises et des tables ont été saisies. Et des devantures complètement détruites à l’aide de bulldozers.

Cette scène à laquelle les Casablancais se sont habitués depuis quelques semaines déjà, est vivement applaudie. Car il ne s’agit pas d’une opération isolée. En effet, depuis début septembre, les propriétaires de cafés, restaurants et autres commerces se font réserver des mauvaises surprises. Une campagne a été lancée par le conseil de la ville et a concerné, pour l’heure, plusieurs quartiers de la ville: Derb Sultan, Drissiya, 2-Mars, Mers Sultan, Hay Hassani et Beauséjour…

Et la liste des quartiers listés est longue! Cette campagne, largement applaudie par les Marocains, vise la destruction à l’aide d’un tractopelle des façades de cafés et restaurants qui grignotent illégalement quelques mètres de trottoirs pour y installer chaises et tables.

Les autorités locales, menées par des caïds femmes et hommes, mènent une vaste campagne pour libérer les trottoirs occupés de façon illégale, empêchant les piétons de les utiliser en toute sécurité. Des campagnes similaires sont menées dans d’autres régions, notamment dans la région de l’Oriental. A Berkane, c’est le gouverneur de la ville, Mohamed Ali Habouha en personne qui a supervisé cette opération début octobre. Certains propriétaires de cafés ont accepté sans contestation cette campagne, tandis que d’autres n’ont pas apprécié et sont entrés en altercation verbale avec les autorités sous prétexte qu’ils n’ont pas été avertis à l’avance.

Violation de la loi
Les autorités ne l’ont pas entendu de cette oreille, soulignant que ce type d’infractions et de violation de la loi n’ont pas besoin de préavis. Mais là où le bât blesse, c’est que ces campagnes ne sont pas régulières et ne s’inscrivent pas dans la durée. A Casablanca, en 2001, une campagne de la même ampleur a été lancée par Driss Benhima, alors wali de la région du Grand Casablanca. Elle sera éphémère car des propriétaires “bien protégés” de cafés et restaurants sur la corniche sont intervenus pour geler cette opération.

De la persévérance et une application stricte de la loi sont demandées pour remédier au phénomène inquiétant de l’occupation des espaces publics non seulement par les propriétaires des commerces mais aussi par les vendeurs ambulants. Un fléau qui gangrène les villes et les cités du Royaume au détriment de la sécurité des citoyens.

NEWSLETTER MAROC HEBDO.

Entrez votre adresse e-mail

S'abonner à  la Newsletter !