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Un bébé marocain né dans l’eau

L’accouchement aquatique fait son entrée au Maroc

Le premier accouchement aquatique a eu lieu un mercredi 11 avril 2018 dans une clinique à Safi. Ce procédé est réputé pour avoir des bienfaits tant sur la maman que sur l’enfant.

Une première au Maroc. Une jeune maman a jugé bon de rompre avec la méthode d’accouchement la plus usitée dite classique, et de s’essayer, à celle, dite, aquatique. Cela eut lieu le mercredi 11 avril 2018 à la clinique Mère et enfant Nour à Safi. Un accouchement assisté par le docteur Ghita Essouiti. Il va sans dire qu’accoucher dans l’eau ne relève pas du libre arbitre de toute femme désirant mettre au monde son nouveau-né.

Si cette méthode est tentante, elle reste sujette à des conditions affairant tant à la maman qu’à l’enfant. Preuve en est que le docteur, ici, a tenu ferme à ce que ses recommandations en la matière soient observées d’une manière scrupuleuse. D’abord, c’est partant le cinquième mois que la future maman devait s’exercer à renforcer sa musculature, principalement celle du dos moyennant des cours de natation. Des exercices de respiration et de relaxation viennent s’ajouter à cette séance hebdomadaire qui dure généralement une heure et demie. Une méthode appelée «aquagym prénatale» censée préparer l’intéressée à mieux appréhender les techniques, et l’environnement, auxquels elle sera confrontée le jour J.

Accoucher dans l’eau nécessite donc un suivi médical régulier et rigoureux. Aussi, la maman s’apprêtant à cette méthode doit fait état d’une bonne santé. Bien portante, elle n’endure ni problèmes cardiaques ou pulmonaires. Le diabète, l’hépatite b comme toute maladie contagieuse arrête net toute possibilité d’accouchement dans l’eau. Les restrictions touchent tout aussi bien la maman que l’enfant, ce dernier ne devant être ni prématuré, ni dans une position inconfortable empêchant la méthode en question. Une fois les conditions réunies, l’accouchement aquatique devient possible. D’après le docteur, cette méthode compte nombre de bienfaits. D’abord, l’eau, connue pour être relaxante et antispasmodique facilite, de ce fait, la dilatation des tissus, et celle du col de l’utérus. Aussi les mouvements dans l’eau se font plus aisément. Les douleurs, ici, sont de 60 à 70% moindres que celles subies lors d’un accouchement classique. Les bienfaits se font aussi, et surtout, ressentir, chez le nouveau-né, qui, du fait qu’il arrive directement dans l’eau, évite tout choc thermique. L’eau en question est chauffée à 37°, température de l’acide amniotique dans lequel baigne l’enfant durant toute la grossesse, ce qui lui rappelle un environnement familier.

Environnement familier
Le nouveau-né ouvre donc les yeux dans l’eau, s’étire avant de remonter à la surface, ses poumons ne respirent qu’une fois en contact avec l’air ambiant. Il est à noter que tout au long de l’accouchement le coeur de la maman ainsi que celui de l’enfant sont mis sous contrôle. Et qu’en cas de problème, la maman est vite transportée dans une salle d’opération classique.

Heureusement pour la maman de 24 ans, les choses se sont bien déroulées, celle-ci a pu toucher la tête de son enfant une fois sorti, alors qu’elle était en position allongée, un geste qui l’aurait encouragée à pousser davantage, ce qui n’aurait pas été possible lors d’un accouchement classique. Aussi la maman a pu couper d’elle-même le cordon ombilical, une fois l’enfant mis hors de l’eau. L’accouchement a duré en tout et pour tout une trentaine de minutes. Le docteur a dit qu’il fallut attendre que la dilatation de l’utérus atteigne les 4 cm afin que la maman soit mise dans la baignoire spéciale servant cet effet. Enfin, pour l’expulsion du placenta, la mère se devait se mettre hors de l’eau. Pour celles qui voudraient s’essayer à cette nouvelle méthode, elles doivent compter entre 3.000 et 6.000 Dhs

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