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Comment le BCIJ a neutralisé la cellule de Fès

La police démantèle un véritable réseau terroriste affilié à Daech

La cellule, composée de 11 personnes, s!apprêtait à faire exploser plusieurs édifices officiels nationaux et étrangers. Parmi eux: le consulat de France à Fès. Un véritable arsenal de guerre a été saisi par les éléments du BCIJ dans un appartement loué par les membres de la cellule.

Scène surréaliste au centre ville de Fès, samedi 14 octobre 2017. Au petit matin de cette journée très ensoleillée, les habitants d’un des quartiers résidentiels les plus branchés de la ville, sur le très fréquenté boulevard des FAR, se réveillent sur une grosse descente des éléments antiterroristes du Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ). Un spectacle inhabituel jamais survenu dans une ville pourtant gangrenée par une forte criminalité, ces derniers temps.

Un projet diabolique
Les éléments cagoulés lourdement armés du BCIJ viennent, en effet, de déjouer un important attentat terroriste impliquant une cellule de 11 éléments tous partisans de Daech, qui s’activent non seulement à Fès, mais aussi à Meknès, Khouribga, Casablanca, Zaouiat Cheikh, Sidi Bennour, Demnate et Sidi Hrazem. L’opération d’arrestation de ces terroristes s’est déroulée dans un appartement qu’ils louaient, depuis 6 mois, dans une résidence haut standing du centre ville. Plus qu’une cellule, c’est un véritable réseau terroriste aux ramifications tentaculaires, dont le projet diabolique consiste à faire exploser plusieurs sites sensibles et édifices officiels nationaux et étrangers.

Parmi eux: le consulat de France à Fès, visé par un projet d’attentat à la voiture piégée. Ce vieux véhicule de marque Peugeot, modèle 205, de couleur bleu foncé renfermait des explosifs de haute intensité chimique et électrique. Outre la vieille voiture, un véritable arsenal de guerre a été saisi dans les placards de la chambre à coucher du cerveau de la cellule: trois pistolets, des fusils de chasse, de grandes quantités de munitions, des bouteilles de gaz, des bombes lacrymogènes, des armes blanches ainsi que des substances et produits chimiques qui entrent dans la constitution d’explosifs, sans parler de gilets destinés à des ceintures explosives.

Une policière performante
La saisie a porté également sur des fils électriques, des clous et des sacs comportant des pesticides toxiques, quatre extincteurs, des bâtons électriques et télescopiques, des appareils de télécommunication, plusieurs équipements électriques, des armes blanches de différentes tailles, outre des menottes plastiques et des sommes d’argent. Tous ces produits suspects seront soumis à l’expertise du laboratoire de la police scientifique et technique pour déterminer leur nature. La scène d’arrestation des terroristes, supervisée par les hauts gradés de la police dont le patron du BCIJ lui-même, Abdelhak El Khiyam, a été entourée par une foule enthousiaste et curieuse d’habitants du quartier venus rendre hommage aux policiers antiterroristes du BCIJ. Applaudissements, youyous et chant de l’hymne national, les habitants ont tenu à exprimer de vive-voix leurs remerciements et leur reconnaissance à une structure policière efficace et performante.

Remerciements et reconnaissance
Particulièrement alerte, le BCIJ ne cesse, en effet, d’étonner les Marocains après le démantèlement de très nombreuses cellules terroristes qui s’apprêtaient à commettre des attentats de grande envergure dans tout le Maroc.
Pour la cellule de Fès, son aspect dangereux réside, selon les premiers éléments de l’enquête, dans la grande expertise accumulée par le cerveau de la cellule dans la fabrication d’explosifs et d’engins piégés. Quelques heures plus tard, une perquisition a eu lieu au domicile familial de ce dernier à Khouribga. La police antiterroriste y découvre plusieurs produits chimiques suspects susceptibles d’être utilisés dans la fabrication d’explosifs. Il s’agit, notamment, de poudres, de liquides et d’engrais blancs, en plus d’un thermomètre, d’un tuyau métallique qui entre dans la fabrication des charges électriques, d’armes blanches, et des manuscrits comprenant des formules chimiques et des procédés de fabrication d’armes à feu.

Cette opération sécuritaire de grande ampleur confirme, encore une fois, les répercussions dangereuses de l’appareil de propagande de l’organisation «Etat islamique», qui ne cesse d’inciter ses partisans à intensifier les attaques terroristes hors des zones de son influence, après avoir perdu beaucoup de terrain sur la scène syro-irakienne.

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