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Bank Al Maghrib décide de réduire son taux directeur à 2,25 pc

Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al Maghrib.

Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al Maghrib.

Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé de réduire le taux directeur de 25 points à 2,25 pc, afin de soutenir l’activité économique, a annoncé, mardi à Rabat, le gouverneur de la banque centrale, Abdellatif Jouahri.

Cette décision tient compte de « la prévision centrale d’inflation, du faible rythme de la croissance non agricole, de la poursuite de l’atténuation du déficit budgétaire et du renforcement des réserves de change », a expliqué M. Jouahri lors d’un point de presse à l’issue de la réunion trimestrielle du Conseil d’administration de BAM.

Le Gouverneur a assuré toutefois que l’inflation importée ne représente pas un risque pour l’économie nationale, soulignant que l’activité économique sur le plan international reprend lentement.

En effet, la Banque centrale a revu à la baisse sa prévision de l’inflation à 0,5 pc, avec un ralentissement de l’inflation sous de la demande intérieure et de l’inflation dans la zone euro.

« En 2017, l’inflation devrait recouvrer une accélération de sa composante sous-jacente et une hausse des prix des carburants et lubrifiants », a-t-il estimé, faisant savoir que ces prévisions n’intègrent pas la décompensation du sucre à partir de janvier 2016, non encore entrée en vigueur.

Concernant le taux de croissance, M. Jouahri a noté qu’il devrait ressortir à 1 pc en 2016, « suite essentiellement à l’ajustement, sur la base des données climatiques et de la situation de la végétation à fin février, de l’hypothèse relative à la production céréalière de 70 millions à 38 millions de quintaux ».

La valeur ajoutée agricole devrait ainsi se contracter de 13,8 pc et le PIB non agricole continuerait à évoluer à un rythme limité de 2,9 pc, a-t-il expliqué.

En 2017, sous l’hypothèse d’une année agricole moyenne, la croissance s’accélérerait à 3,9 pc avec des hausses de 10,8 pc de la valeur ajoutée agricole et de 3,1 pc du PIB non agricole.

Au plan des comptes extérieurs, M. Jouahri a relevé que sous l’hypothèse d’un cours moyen du pétrole de 38,4 dollars le baril en 2016 et de 44,6 dollars en 2017, et d’entrées en dons du Conseil de coopération du Golfe (CCG) de 13 milliards et 8 milliards de dirhams respectivement, le déficit du compte courant devrait s’atténuer davantage pour se situer à 0,1 pc du PIB en 2016 et à 0,3 pc du PIB en 2017.

Ces améliorations conjuguées à la poursuite d’importants afflux d’IDE permettraient de renforcer davantage les réserves de change.

« Après 6 mois et 24 jours en 2015, elles devraient assurer la couverture de 7 mois et 21 jours d’importations de biens et services à fin 2016 et 8 mois et 15 jours à fin 2017 », a-t-il ajouté.

Au plan des finances publiques, le déficit budgétaire devrait avoisiner 3,7 pc du PIB en 2016 et 3,1 pc du PIB en 2017.

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