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Aux sources de l’inspiration artistique

Exposition des oeuvres de l’artiste peintre Abdeslam Kabbaj à la Galerie Arte Muse, à Casablanca

À 80 ans, il est bien entretenu et déborde encore d’énergie et de créativité. L’artiste plasticien et calligraphe Abdeslam Kabbaj accueille, en personne, ce vendredi 26 janvier 2018, ses convives de qualité dans sa galerie Arte Muse, sise au quartier Beauséjour, en face du CAF de Casablanca. Une scène inspirante. Ce n’est donc pas un vain mot le thème choisi pour son exposition, “Inspirations”, qui dure jusqu’au 3 mars 2018 et où figurent plus d’une trentaine de ses oeuvres mais aussi de trois de ses camarades artistes de l’école des beaux arts de Casablanca, Bayi Khalid, Zizi Rachid et Bahman Hassan. «Mes oeuvres sont inspirantes et inspirées de l’école impressionniste moderne qui tend vers plus d’abstrait que de réalisme. Mes travaux étaient inspirés plus du réalisme au début de ma carrière. Aujourd’hui, je tends vers l’illustration moderne de la beauté et de la fertilité de la nature mais aussi du vécu quotidien et des souffrances des âmes sensibles», déclare Abdeslam Kabbaj, tout fier.

Une petite comparaison entre ses oeuvres des années 70, 80 et 90 et celles des dernières années font ressortir une nuance capitale. L’artiste introduit dans son bouquet de couleurs le noir. «Avant, je n’utilisais que les couleurs vivaces. Depuis quelques années, j’utilise le noir, qui illustre ma souffrance depuis la perte de mon fils, voire bien avant, depuis qu’il a été victime d’un accident ferroviaire alors que je l’accompagnais », confie-t-il avec amertume. Les souffrances font les hommes et les artistes.

Elles ont en tout cas révélé le meilleur du jeune-vieux Abdeslam, que Alain Marc, le grand artiste peintre français, a décrit en ces termes encore plus inspirants: «La vivacité de ses couleurs dominantes, où réapparaissent avec une étrange prégnance le bleu azur du ciel d’El Jadida, le vert profond de sa mer, l’ocre jaune des murs de la vieille citadelle, le noir et le blanc des mouettes qui virevoltent au dessus des remparts, viennent comme des coups au coeur et à l’âme nous parler du vent du large, des courses éperdues dans les rues éblouissantes de soleil, de ces cris d’enfants qui sont comme les cris de tous les enfants du monde: désespérants quand ils sont malheureux, porteurs d’un espoir insensé lorsque brille la joie dans leurs yeux»

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