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Appel d’offres pour la rénovation de l’ex-stade Lyautey

casablancaise

C’est la énième fois, mais  espérons que cette  fois-ci sera la bonne.  Les autorités de la ville et le  ministère de la Jeunesse et des  Sports sont décidés à donner une  nouvelle vie à La Casablancaise,  cette partie intégrante du  patrimoine casablancais tombé  en désuétude et menacé de  disparition par les prédateurs  de la spéculation immobilière.

En effet, un appel d’offres a  été lancé par le ministère de la  Jeunesse et des Sports pour la  rénovation et la réhabilitation  de La Casablancaise, ex. Stade  Lyautey, pour un marché de  plus de 41,3 millions de DH. Une visite des lieux a été organisée  le mardi 21 juillet 2015 pour  les entreprises intéressées, qui  avaient jusqu’au 27 juillet pour  déposer leurs candidatures.  Le projet prévoit des salles de  gymnastique, de boxe, de lutte  et d’escrime, en plus des pistes  d’athlétisme.

Paysage de désolation
Au coeur de la ville de Casablanca,  pas loin de la place Mohammed  V, la Casablancaise a été bâtie,  en 1936, par les autorités  coloniales françaises, au sein de  l’actuel parc de la Ligue arabe.  Et pourtant, cette enceinte  sportive a fait les heures de gloire de grands noms de  l’athlétisme national. On cite,  entre autres, Abdessalam Radi,  première médaille olympique  marocaine à Rome, en 1960,  Nawal El Moutawakil, première  femme arabe et africaine à  remporter une médaille d’or aux  Jeux olympiques et le légendaire  Said Aouita, qui s’y entraînaient  régulièrement.

Ce bâtiment a  été aussi le théâtre de plusieurs  manifestations artistiques, et a  également abrité des assemblées  générales tenues par les clubs ou  les fédérations. La gymnastique a  connu aussi ses heures de gloire  dans l’immense salle couverte.  Aujourd’hui, seuls les SDF y  trouvent refuge, surtout à la  tombée de la nuit. Un paysage  de désolation qui révolte les  visiteurs de cet édifice sportif.  Faute d’entretien, les mauvaises  herbes ont poussé un peu partout,  transformant les lieux en un  véritable “no man’s land”.

Malgré l’état pitoyable de ce lieu,  les Casablancais viennent s’y  entraîner de tous les coins de la  ville. Ils n’ont pas le choix.  Ce n’est pas la première fois qu’on  parle de rénovation de cet espace  sportif. En 2002 déjà, le président  de la commune urbaine de  Casablanca (CUC), Saâd El Abassi,  avait annoncé que la commune  allait “ressusciter” cet espace.  Dix ans après les propos de ce  responsable, la situation paraît  encore plus déprimante. Des  adeptes du jogging font toujours  leurs petites foulées quotidiennes  sur la piste qui entoure le stade.  En attendant du concret, La  Casablancaise résiste aux affres  du temps.

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