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Amendement de la loi sur les conditions de travail des employés domestiques

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Le projet de loi 19.12 relatif aux “conditions d’emploi et de travail  des employés domestiques” n’en finit pas de faire parler de lui. Le  mercredi 8 juillet 2015, les groupes parlementaires à la Chambre des  Représentants, ont déposé leurs amendements à ce projet de loi qui fixe à  16 ans l’âge d’accès au travail domestique.  Ce projet de loi, qui date du gouvernement Abbas El Fassi, tarde à être  ratifié. Depuis des années, il sème la discorde entre le gouvernement et  différentes associations de défense des droits de l’Homme et des enfants.

En  effet, le CNDH (Conseil national des droits de l’Homme) et le CESE (Conseil  économique, social et environnemental) recommandent de fixer l’âge  minimum d’admission au travail domestique à 18 ans, en se référant aux  conventions de l’OIT (Organisation internationale du Travail). Quant au  gouvernement, il propose de porter à 16 ans révolus, l’âge d’accès au travail  domestique.

Une proposition qui se fonde sur la convention de l’OIT qui  n’interdit pas clairement le travail des enfants au-delà de l’âge de 15 ans,  en laissant aux Etats le loisir de tenir compte de la notion de l’âge et de la  protection de l’enfance de plus de 15 ans.  Face à cette situation, le collectif associatif “Pour l’éradication du travail des  petites bonnes”, qui mène un combat sans relâche pour rétablir leur dignité,  monte, de nouveau, au créneau pour renforcer son action de lobbying auprès  des chefs des groupes parlementaires et des députés. Son objectif étant  d’inciter ces responsables à voter pour «rétablir les filles mineures dans leurs  droits en votant un amendement portant à 18 ans l’âge d’accès au travail  domestique».

«Nous appelons également à mettre en place les structures  et les ressources humaines et matérielles pour réparer les effets du travail  domestique sur les enfants qui en sont victimes et faciliter leur réinsertion en  famille et à l’école», nous avait déclaré Omar Saadoun, responsable du pôle  de Lutte Contre le Travail des Enfants LCTE à l’association INSAF (Institution  Nationale de Solidarité avec les Femmes en détresse)

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