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Abdellatif Ait Mansour: « Avant de brûler mes pneus, j’aidais mes amis à le faire »

Sacré champion du Red Bull Car Park Drift, organisé le 4 novembre 2017 à Casablanca, que représente pour vous cet aboutissement?
Ce titre est synonyme de nombreuses heures d’entraînements, de sacrifices, d’investissements et d’efforts. Je suis finalement arrivé à un titre me permettant de représenter mon pays à l’étranger. Fier de ma réalisation et de mon parcours.

En l’absence d’écoles spécialisées dans la discipline, comment vous êtes-vous retrouvé dans le drift?
Comme tout jeune admirateur de la mécanique et touchant au coeur de l’automobile, les sports mécaniques deviennent un rêve, dans l’espoir de l’atteindre un jour. J’ai eu ma part du rêve, jusqu’au point d’arriver à la compétition. Avant de brûler mes pneus, j’aidais mes amis à le faire. Comme étant mécanicien à la disponibilité de ces derniers, lors de leurs entraînements, la tentation de faire de la glisse est venue au fur et à mesure.

Dans quelles conditions vous entraînez- vous aujourd’hui?
Les entraînements comptent énormément dans cette discipline, comme c’est le cas dans tous les sports. Nous avons la chance d’avoir accès au parking du Grand Complexe Moulay Abdellah, nous permettant de glisser dans un cadre sécurisé, légal et surtout sans circulation. Le souci principal durant nos entraînement est bien le coût conséquent de cette pratique. Les pneus, le carburant, les pièces spécifiques au drift, et l’entretien de l’automobile sont entièrement à notre charge.

Quelle est, selon vous, la raison d’absence totale de sponsoring?
Au jour d’aujourd’hui, la discipline connaît une négligence totale au niveau national, et principalement par la fédération de tutelle. Il n’y a que le Drift & Slalom et le Red Bull Car Park Drift (CPD) qui sont organisés toutes les années par le Grand Maghreb (Club spécialisé en sports autos), et la multinationale Red Bull. Aucune initiative n’est faite pour permettre un minimum de visibilité à notre pratique, que ce soit sur les médias, ou sous une autre plateforme. Une situation poussant les sponsors à se réfugier dans d’autres disciplines aux visibilités plus importantes.

Malgré toutes ces difficultés, vous avez décroché une place précieuse en finale du CPD, pour représenter le Maroc au Koweït. Quelle position visez-vous?
Toujours dans l’absence des moyens financiers, nos voitures sont limitées qu’à 200 ch en terme de puissance. Alors qu’en compétition officielle, l’organisateur met à notre disposition des véhicules de location, à plus de 500 ch, incluant dans le pack, un seul et unique test, 4 jours avant la compétition. Avec la possibilité de payer davantage pour d’autres essais sur piste. Je pense que l’adaptation à la machine sera le premier obstacle, dans l’espoir d’atteindre le meilleur classement possible et représenter mon pays comme il se doit.

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