|
La question
sécuritaire népargne aucune région du Royaume.
A preuve, deux faits. Le premier dentre eux est lié à
lannonce par Mohamed Abdelaziz, président de la fantomatique
RASD, de lédification à Tifarity du siège du
parlement et dun complexe sportif.
Le ministère marocain des Affaires étrangères na
pas manqué de réagir en précisant que le Maroc est
prêt à défendre « sa sécurité
nationale par tous les moyens », formulation qui a été
relevée en ce quelle ne fait pas de référence
à lintégrité territoriale.
Mais pourquoi en est-on arrivé à cette situation ? Nest-ce
pas parce quon a permis au Polisario de célébrer de
nombreux événements dans cette localité, notamment
des défilés militaires et même les assises de son
XVIIIème congrès ?
Autre déficit sécuritaire, ou de traitement sécuritaire
si lon préfère, lassassinat du policier marocain
Abdelaziz Meski. Ce gardien de la paix de 35 ans, a succombé, lundi
3 mars 2008, à des blessures consécutives à lagression
dont il a été victime, mardi 26 février 2008, à
Tan Tan, où il travaillait.
En faction ce jour-là, il a été pris à partie
par des jeunes manifestants, pro-Polisario. Des coups de pierre pleuvaient
sur lui et après larrivée des renforts des forces
de sécurité, il a été évacué
durgence sur lhôpital de Marrakech, où son état
a été jugé sérieux. Une semaine après
ces incidents mortels, le jeune Meski est mort.
Abdelaziz Meski a été inhumé le jour même de
son décès, à Marrakech, en présence, notamment,
du directeur général de la Sûreté nationale,
Charki Draïs. Feu Abdelaziz Meski, qui avait intégré
la Sûreté nationale en 2001, était connu pour son
assiduité, sa droiture et sa discipline, et était respecté
aussi bien par ses amis de fonction que par les citoyens de la ville de
Tan Tan.
Six personnes ont été arrêtées dans le cadre
de lenquête, alors quune septième personne est
toujours en fuite.
Selon une source policière à Tan Tan, deux des personnes
arrêtées sont notoirement connues comme des indépendantistes.
Cette bande interdisait lentrée du quartier Aïn Rahma
à la police et elle avait même depuis un mois empêché
la tenue du principal marché hebdomadaire de la ville, relèvent
les habitants de la ville.
Deux dossiers où la détermination des pouvoirs publics doit
être ferme et dissuasive.
Retour
|