Adossé à l’ONA et à la SNI, Wana, nouvel opérateur en
télécommunications, ambitionne d’insuffler une nouvelle
dynamique au marché. Objectif: 4 millions de clients.

Wana, un nouveau souffle pour les télécoms

Aïssa Amourag

 


Karim Zaz, président directeur général de Wana

 

Depuis le 3 janvier 2007, Maroc Telecom et Méditelecom ont un nouveau concurrent sur le marché: Wana (et moi), un nom commercial inspiré du dialecte marocain qui remplace celui de Maroc Connect, aux connotations occidentales.
Le nouveau et désormais troisième opérateur en télécommunications a déjà affiché ses ambitions qui sont pour le moins remarquables: il veut être un opérateur global et intégré qui souhaite contribuer au développement économique du pays et insuffler une nouvelle dynamique au marché de la téléphonie.
Bientôt, il dévoilera ses offres commerciales destinées à la fois au grand public et aux entreprises. Pour le premier segment, il s’agit de services de téléphonie fixe et d’Internet favorisant le développement de l’usage, encore très faible au Maroc.
Détenteur depuis juillet 2006 d’une licence de troisième génération (3G), Wana proposera également, à moyen terme, des services de téléphonie mobile. Aux entreprises, Wana offrira des solutions adaptées à leurs besoins, qu’elles soient de petite, moyenne ou grande taille. Il s’attaquera également aux offres de revente de capacité, de collecte ou de terminaison de trafic pour renforcer les échanges numériques entre le Maroc et le reste du monde. À l’horizon de cinq ans, le cap est mis sur 4 millions de clients, un objectif commercial fixé dans son business plan, accompagné d’un engagement ferme de contribuer à démocratiser et simplifier l’accès à l’ensemble des services de télécommunications.


Mounir Qalam, directeur exécutif
du pôle Entreprises.


Adossé au groupe ONA-SNI, qui détient la majorité du capital, après son rachat partiel en 2005, le nouvel opérateur a investi plus de 6 milliards de dirhams pour soutenir son développement. Un argent placé dans une infrastructure technique performante, mais, surtout, dans un capital humain compétent constitué d’ingénieurs chevronnés en télécoms, cadres financiers et grands spécialistes de la téléphonie.
À la tête d’une équipe de 300 personnes, Karim Zaz, Président directeur général, diplômé de l’école Polytechnique de Paris et de l’école nationale supérieure des télécommunications de la même ville, a du pain sur la planche.
Au-delà des objectifs commerciaux et financiers inhérents à un grand projet de ce genre, le défi se place surtout au niveau de la performance technique et la qualité des prestations à fournir au client. Ce challenge-là, le patron de Wana compte bien le relever. À son actif, une expérience longue et riche en termes de lancement d’entreprises, de création de projets et d’alliance avec les grands groupes nationaux et internationaux. Connu pour son efficacité et son esprit rigoureux, il s’est illustré par le lancement en 1999 d’une société de commercialisation de services Internet «Wanadoo», créée en partenariat avec France Telecom. L’entreprise connaîtra une belle croissance et décrochera quelques années plus tard une licence d’opérateur global.


Réda El Mejjad, directeur exécutif
du pôle Grand Public.


C’est ainsi que Wana naît dans un marché en plein développement, avec le lancement par les deux opérateurs existants, Méditelecom et Maroc Telecom, de plusieurs produits novateurs. Leur activisme ainsi que leur esprit d’innovation a permis au consommateur de disposer d’une gamme complète de services sur les trois grands segments du secteur: le mobile, le fixe et l’Internet.
Wana enrichira certainement cette gamme et donnera au marché une troisième alternative que beaucoup attendent avec impatience.


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