Maroc Telecom achète 51% de l’opérateur burkinabé Onatel
IAM au pays des hommes intègres

Aïssa Amourag

 

Abdeslam Ahizoun.

 

Après la Mauritanie, où Maroc Telecom a fait prospérer une de ses filiales africaines, Mauritel, voilà que le premier opérateur marocain en télécommunications investit au Burkina Faso, avec le rachat de l’opérateur Onatel pour 51% des parts. L’opération a été conclue suite à un appel d’offres international auquel avaient participé des candidats très sérieux comme le géant français France Telecom.
Ce qu’on disait donc de la filiale du groupe français Vivendi se confirme aujourd’hui: à savoir son ambition d’exploiter ce marché africain aux potentialités considérables.
Hier, c’était Mauritel, aujourd’hui, c’est Onatel. Le succès de la première avec ce que cela a nécessité comme investissements et efforts colossaux de restructuration a mis Maroc Telecom sur la bonne voie pour réussir sa percée sur le marché africain. Sa prise de contrôle d’Onatel relance une autre dynamique africaine pour Maroc Telecom, dont l’ambition se mesure à sa grande volonté d’être l’un des opérateurs les plus puissants dans le continent noir. Pour un montant de 2,2 milliards de dirhams, l’investissement le plus important jamais réalisé par Maroc Telecom en Afrique, cette entreprise au parcours boursier fulgurant et aux résultats financiers remarquables -son bénéfice 2005 se chiffre à 4 milliards de dirhams- a réussi un coup de maître. Avec son actionnaire de référence, la société que dirige avec professionnalisme, Abdeslam Ahizoun, s’offre en effet tous les moyens pour arriver à ses objectifs. Un staff composé de hauts cadres et techniciens marocains et français, sera mis à la disposition de la nouvelle filiale burkinabé, avec en plus des moyens techniques dont les performances respectent les standards internationaux. Quant à Onatel, M. Ahizoun a loué sa solidité économique et financière et promet qu’il en fera le premier opérateur en télécommunications dans la région.
Au cours de l’année 2005, le groupe Onatel, y compris sa filiale Telmob, a réalisé un chiffre d’affaires de 103 millions d’euros. L’entreprise compte à fin 2006 un parc de plus de 400.000 clients dans la téléphonie mobile, soit une part de marché de 39%, et de plus de 100.000 clients dans la téléphonie fixe. Le marché est prometteur avec un taux de pénétration estimé à fin 2006 à 8% pour la première activité et à 0,8% pour la seconde.

 

 

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