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Après
laudition, le 17 octobre 2006, par le juge dinstruction près
de lannexe de la cour dappel à Salé de Moulay
Ibrahim Lamrani, alias Lee Murray, Britannique dorigine marocaine
et Paul Allen, 28 ans, Britannique, les familles des deux prévenus
et leur avocat sont montés au créneau. Ils considèrent
que la prolongation de la détention des deux mis en cause nest
pas justifiée. Ils dénoncent également la lenteur
dans le traitement de la plainte déposée contre les autorités
pour torture et violence.
Les deux hommes ont été arrêtés le 25 juin
2006 dans le centre Mega Mall à Rabat en compagnie de deux autres
Britanniques Gary Armitage, 30 ans et
Mustafa Benacer, 28 ans, dorigine turque et sont poursuivis pour
constitution de bande criminelle, détention et
consommation de chira et de cocaïne, usurpation de fonction,
usage de la violence contre les forces de sécurité
et abus de confiance et corruption.
Lavocat des inculpés, Me Abdellah Belmhidi El Issaoui, du
barreau de Rabat, déclare que larrestation du groupe Murray
& co na rien à avoir le célèbre hold up,
commis le 22 février 2006, dans la ville du Kent (Sud-Est de lAngleterre)
et au cours duquel 53 millions de Livres sterling (environ 856 millions
de Dh) ont été dérobés à une institution
financière, Securitas. « Seul Murray est recherché
par la police britannique, Scotland Yard, dans le cadre de cette affaire.
Une demande dextradition a été adressée aux
autorités marocaines compétentes et elle na pas encore
été étudiée », précise-t-il.
Or, Murray na eu de cesse de clamer son innocence dudit hold up.
Si Murray et ses trois acolytes nont rien à voir avec le
fameux hold up, comment ont-ils trouvé largent pour mener
le train de vie qui était le leur à Rabat ? A cette question,
Me Belmhidi affirme que son client Lee Murray, ancien champion de Cage
fighting, lui a assuré avoir gagné beaucoup dargent
de ses combats. Etait-ce suffisant pour vivre dans une superbe villa en
location à Souissi et rouler dans des voitures de luxe avec chauffeur
?
Cest, dailleurs, suite à la plainte de leur chauffeur,
Adnan Ghannam, que les quatre compères ont été arrêtés.
Ce dernier accuse Murray et Allen de lavoir roué de coups
causant plusieurs blessures, après la disparition dune importante
somme dargent de la villa. Cette affaire remonte au 5 mai 2006.
Pour la défense de Benacer et Armitage, les deux doivent être
relaxés. Ils étaient poursuivis pour violence contre les
agents dautorité, détention de drogue et violence
contre Ghannam. Des délits qui nécessitent, par la force
de la loi, leur libération après trois mois de détention
provisoire, prolongation comprise. Leurs familles envisagent dobserver
un sit-in à Rabat pour demander leur libération. Les quatre
Britanniques, détenus à la prison de Salé dans des
conditions difficiles, menacent de recourir à la grève de
la faim. Seule arme en leur possession pour réparer ce quils
considèrent comme une injustice.
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