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Ce n'était
pas tout à fait une pré-campagne électorale pour
l'échéance 2007. Mais une rencontre, le lundi 6 juillet
2006, du premier secrétaire de l'USFP, Mohamed Elyazghi, avec la
presse et en présence d'une assistance aussi fournie que diversifiée.
Actualité oblige, les premières questions ont porté
sur la polémique qui continue d'accompagner le projet de loi électoral
et de mode de scrutin. M. Elyazghi a affirmé que, contrairement
à ce qui est colporté par certains cercles politiques, le
choix du scrutin de liste au plus fort reste ne sert pas les intérêts
de l'USFP. Son parti, a-t-il rappelé, avait perdu 14 sièges
aux législatives de 2002, à cause de ce mode de scrutin.
Aussi, l'USFP avait-elle opté, au début, pour la version
de la plus forte moyenne, avant de se rallier à celle du plus fort
reste, sur insistance des autres composantes de la majorité gouvernementale.
Laquelle majorité, dit-il, est dans son rôle naturel de source
de proposition de lois organiques pour les élections. C'est la
première fois, ajoute-t-il, que ce type de lois est soumis au débat
public un an avant l'échéance électorale.
L'USFP a-t-elle renoncé à son ancrage originel à
gauche? Mohamed Elyazghi mobilise toute sa force de persuasion pour jurer
qu'il n'en est pas question. Pour preuve, les militants et les élus
de son parti sont prêts à donner leurs signatures aux candidats
des formations de gauche pour leur permettre de se présenter. Ceci
étant, la gauche ne peut constituer une force capable d'agir sur
la réalité d'un pays en mouvement que si elle abandonne
ses réflexes ataviques d'atomisation. Un vu pieux que M.
Elyazghi n'a pas manqué de réitérer.
La politique, les partis, l'engagement partisan, l'acte même de
voter, sont-ils toujours suffisamment attractifs pour être vendables?
Contre vents et marées, M. Elyazghi soutient que oui.
Et si désaffection il y a, il en rejette la responsabilité
sur ceux qui ont fait du dénigrement des partis leur sport favori.
Les rapports du premier secrétaire de l'USFP avec le PJD se sont
apaisés, mais à part les réparties parlementaires,
toute perspective d'alliance semble exclue.
Les questions venant de la salle ont permis de prendre le pouls de l'état
d'esprit au sein de l'USFP. Face aux interrogations et autres affirmations,
Mohamed Elyazghi n'a à aucun
moment paru déstabilisé ou pris
de court. Il fait mieux que dominer son sujet; il donne l'impression,
très nette, de maîtriser l'appareil
du parti.
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