L’Esisc donne une conférence de presse pour
répondre au Journal Hebdomadaire
“Le Maroc n’a pas commandé le rapport”

Abdallah Rajy

 

Mohamed Ziane et Claude Moniquet.

 

Claude Moniquet, directeur du Centre européen pour l’information stratégique et la sécurité (Esisc) et Me Mohamed Ziane, coordinateur national du Parti marocain libéral, ont tenu, mardi 20 décembre 2005, une conférence de presse pour réagir à la couverture consacrée par Le Journal hebdomadaire au rapport réalisé par l’Esisc sur le Polisario. Dans son dossier publié le 9 décembre 2005, le Journal avait qualifié ce rapport de «téléguidé» qui ne fait que reprendre les thèses officielles du Maroc. «C'est un document fait pour plaire (donner du plaisir) aux autorités marocaines», peut-on notamment lire dans le dossier du Journal.
Pour lever tout équivoque, M. Moniquet a d’emblée affirmé que «l’État marocain n’est pas client de l’Esisc» et n’a pas «commandé» ledit rapport. C’est bel et bien la très probable dérive terroriste d’un Polisario aux abois qui a motivé le rapport.
Selon M. Moniquet, le Journal hebdomadaire n’a pas respecté la règle de base du journalisme, à savoir de contacter une personne avant d’écrire sur elle, surtout que l’Esisc est facilement accessible sur Internet.
En plus, affirme-t-il, le directeur de cette publication, Aboubakr Jamaï, n’a pas daigné répondre à ses nombreux appels après la parution du dossier du Journal, alors qu’il tentait de lui faire publier une mise au point. Enfin, devant le manque de répondant de la part du Journal hebdomadaire, le directeur de l’Esisc dit se réserver le droit de donner les suites légales à la diffamation commise à l’égard de son institution.
Si M. Moniquet ne s’est pas départi du calme qui sied à l’analyste qu’il est, Me Mohamed Ziane n’a pas mâché ses mots. Pour lui, le dossier du Journal réduit à néant les efforts de sensibilisation à la cause de l’intégrité territoriale entrepris par des Marocains résidents en Europe.
Ce sont, a-t-il dit, des cadres d’origine marocaine parfaitement intégrés dans les différents pays européens qui ont suscité le rapport de l’Esisc. Ils visent par cela à mettre un terme définitif à ce problème artificiel. Ils sont lassés de voir le Maroc qualifié de pays colonisateur par la grâce de la propagande du Polisario et de ses relais, de bonne ou de mauvaise foi, de l’étranger.
Le rapport de l’Esisc, institution influente consultée même par le congrès des Etats-Unis est sur ce point un précieux acquis. Pour Zidane, le Journal doit rendre des comptes pour le traitement peu professionnel qu’il a réservé au rapport très crédible de l’Esisc.

 

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