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Le dossier
des retraités était considéré comme lun
des principaux chantiers de réforme engagés par Driss Jettou.
Mais voilà que deux rumeurs persistantes ont circulé à
ce sujet, dans les milieux des salariés, tous secteurs confondus, public,
semi-public et privé.
Un. Le départ à la retraite passerait de 60 à 65 ans.
Deux. Les cotisants devront payer encore plus pour des pensions moins élevées
que celle actuellement pratiquées. La première rumeur a été
balayée par une mise au point explicite dune source gouvernementale
autorisée. Pas la deuxième. Elle court toujours.
Pourtant la réforme Jettou avait renfloué les caisses de retraites,
toutes en difficultés, voire en cessation de paiement ; homogénéisé
les régimes par trop dispersés et relevé le taux de cotisation
à parité entre employeurs et employés.
Laffaire était réglée. Il semble que ce ne soit
pas le cas ; non pas pour demain, mais pour après demain. Lexplication
na pas varié. Elle tient en phénomène de ciseaux
entre une structure démographique qui évolue vers moins de jeunes
et plus de personnes dâge mûr, dune part ; et dautre
part un marché de lemploi qui continue à faire peau de
chagrin. Résultat, il y aura de moins en moins dactifs pour financer
les pensions des aînés.
La réforme Jettou semblait avoir trouvé la parade en combinant
les systèmes de répartition et de capitalisation, en clair la
solidarité inter-générations et le chacun pour soi. De
nouvelles projections auraient révélé que ce nest
suffisant. Doù linquiétude, également projetée,
des futurs retraités.
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Le basculement
du taux de la TVA de 7 % à 10 % pour certains produits et de 14 à
20% pour dautres, risque daffecter sérieusement le pouvoir
dachat des consommateurs. Les crédits verront leur taux dintérêt
salourdir en subissant une TVA de 10% au lieu de 7 % actuellement.
Partant, cette hausse inquiète plusieurs citoyens, surtout ceux qui
cumulent un bon nombre de crédits. Pour atténuer cet impact,
la réflexion au niveau du ministère des Finances soriente
vers la mise en place de mesures avantageuses encourageant lépargne
logement. Ce serait une façon de compenser la hausse de la TVA.
Mais il ny a pas que le crédit au logement qui connaît
cette hausse. Les sociétés de crédit à la consommation
et à limmobilier appliqueront le même nouveau taux. Les
banques rejettent pourtant toute responsabilité, puisque cette hausse
est uniquement due à laugmentation du taux de TVA. Elle est donc
le fruit de la loi de finances 2006. Dailleurs, le crédit nest
pas le seul domaine touché.
Le beurre et la margarine, qui étaient exonérés, devront
désormais supporter une TVA de 14%. De même le riz usiné,
les farines et semoules de riz et les farines de féculents, ainsi que
les pâtes alimentaires, qui subiront un taux de 7%.
Apparemment le ministère des Finances ne sarrête pas là.
Car, actuellement, les confitures, les opérations de vente et de livraison
portant sur le café, les succédanés de café et
les extraits de café soluble, sont taxables au taux de 14%.
Officiellement, dans le but de respecter le principe de la neutralité
de la TVA, il est proposé lapplication du taux de 20% aux produits
précités. Aucune association de consommateurs ne sest
insurgée contre cette décision de taxer des produits qui étaient
jusquici exonérés ou bien qui létaient à
des taux réduits. Pour corser le tout, faut aussi sattendre à
une augmentation prochaine du prix du carburant.
Officiellement, cette augmentation de la TVA a pour objectif damortir
la baisse des recettes des privatisations. Pour l'année 2006, ces dernières
ne rapporteront que 4,9 milliards de dirhams au lieu de 12 milliards prévus
auparavant. Mais si les hausses devaient se faire d'un seul coup et de manière
brutale, ce serait une galère garantie.
CN
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