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Six mois après
la mise en place du système de cotisations au titre de lAssurance
Maladie obligatoire (AMO), la Caisse nationale de Sécurité sociale
(CNSS) sera en mesure de procéder dès le 1er mars 2006 aux premiers
remboursements au profit de ses adhérents, déclare Said Ahmidouch,
directeur général de la CNSS, au cours dune rencontre
le 26 octobre 2005, organisée par la Chambre française de Commerce
et dIndustrie du Maroc (CFCIM) ayant pour thème La mise en place
de lassurance maladie obligatoire.
En présence de Jean-Luc Martinet et des membres de la commission juridique
et fiscale de la Chambre française et entouré de ses proches
collaborateurs, notamment Larbi Ziani, directeur du Pôle Métiers,
M. Ahmidouch a tenu un discours aussi bien ferme que rassurant pour lever
tout équivoque concernant lapplication de la nouvelle circulaire
relative à lassiette des cotisations. Sagissant de la mise
en place du projet AMO, la CNSS a pris toutes les dispositions en se dotant
de nouveaux locaux, dun nouvel organigramme, dun manuel de procédures,
dun logiciel et de moyens daction adéquats. Le tout dans
le but dune meilleure qualité de service et de proximité
avec lassuré.
La mise en uvre de lAMO ambitionne détendre la couverture
médicale à quelque 216.000 nouveaux bénéficiaires,
dont 78.000 retraités, soit au total 700.000 bénéficiaires
dans le secteur public. La population cible est de plus de 3,432 millions
pour un maximum de cotisations de 49 milliards de dirhams.
Répondant, entre autres, au cours dun débat riche, notamment
à la question de savoir pourquoi 6 mois entre la date des cotisations
et celle des remboursements, M. Ahmidouch a rappelé tout simplement
que «la Caisse a besoin de se constituer des réserves pour commencer».
Et même si quelquun quitte son emploi, la Caisse laccompagne
pendant 6 mois, dit-il. Et même au cas où il décède,
les garanties de couverture médicale continuent sur deux ans pour la
famille. Autant davantages, souligne-t-il, qui font de lAMO «un
système de solidarité dans lequel il peut y avoir quelques anomalies».
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Le citoyen
marocain peut consommer les viandes de volailles et les ufs en toute
tranquillité. Cette affirmation est celle de la fédération
interprofessionnelle du secteur avicole (FISA) qui veut mettre fin à
la panique déclenchée au Maroc à cause de la grippe aviaire,
en présentant quelques éclaircissements sur cette maladie. «Il
y a déjà une confusion sur lappellation exacte de cette
maladie. Il sagit de linfluenza aviaire et non de la grippe aviaire telle
quelle est communément appelée», a expliqué
Youssef Alaoui, président de la FISA lors dun rencontre avec
la presse, le mercredi 26 octobre 2005 qui a été marqué
par la signature dun accord entre la FISA et lObservatoire épidémiologique
national en aviculture, OENA, pour renforcer la surveillance de létat
du cheptel avicole marocain.
En effet, linfluenza aviaire est une maladie spécifique à
loiseau. Latteinte de 67 cas humains recensés en Asie depuis
2003 parmi une population de 3 milliards, pourrait être accidentelle.
Lassociation marocaine de pathologie aviaire, qui suit de très
près lévolution de cette maladie de la volaille à
léchelle mondiale, confirme labsence de cette maladie dans
le cheptel avicole marocain comme cest le cas de tous les pays voisins:
France, Espagne, Portugal, Algérie, Tunisie et Mauritanie. «Les
investigations cliniques et lautopsie sur la volaille au Maroc na
montré aucun signe de la maladie» affirme lassociation.
Mais rassurer le citoyen à consommer la viande de volailles ne signifie
point écarter la vigilance. Cest pour cette raison quune
stratégie nationale qui implique le vétérinaire ainsi
que le laboratoire devrait être mise en place.
CN
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