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A quand le sursaut salvateur ? Une croissance qui piétine, une inflation qui menace, des dépenses à nen plus finir, un emploi au point mort La rentrée économique sannonce des plus difficiles.
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| Sécheresse,
flambée des prix du pétrole, renchérissement du coût
des fournitures scolaires, des prix du lait, de la cigarette, du tarif des
autoroutes et du transport urbain à Casablanca... autant dindicateurs
qui annoncent une des rentrées économiques les plus difficiles
au cours des dernières années. Lambiance est morose. Lattentisme
est de rigueur auprès des entreprises. Les consommateurs ne savent plus
à quel saint se vouer et les finances de lEtat, du fait de la
charge des départs volontaires au sein de la fonction publique et de
laugmentation du déficit de la caisse de compensation, sont sur
la corde raide. Certes, certains secteurs industriels comme le bâtiment,
les phosphates ou le tourisme sen sortent pas trop mal. Mais cest
larbre qui cache la forêt. Dautres industries de transformation
comme le textile ou les industries agroalimentaires connaissent une baisse
de dynamisme. De plus, le déficit de la balance commerciale est devenu
des plus inquiétants, du fait notamment de la hausse de la facture pétrolière
et des importations de céréales. Le gouvernement a plus que jamais du pain sur la planche. Plusieurs dossiers sont à régler au plus vite pour atténuer la spirale inflationniste des prix, notamment le maintien des tarifs du carburant dans des limites raisonnables. Sinon la cascade des prix intérieurs finira non seulement par poser des problèmes de trésorerie pour les entreprises, mais, surtout, par détériorer le pouvoir dachat à travers la hausse des prix de consommation. Sans parler des grands chantiers comme celui de léducation-formation, de la santé ou de lhabitat, les autres dossiers importants concernent notamment lInitiative nationale pour le développement humain (INDH), lemploi et la couverture médicale. Si lINDH sannonce comme un réel filet de sécurité sociale pour les plus déshérités et si lAssurance Maladie Obligatoire (AMO) est sur les rails, le chômage, lui, continue à hanter plus dun foyer. En effet, selon le Haut Commissariat au Plan (HCP), cest la catégorie de la population jeune âgée de 15 à 34 ans qui est la plus touchée : elle représente plus de 75% des chômeurs en ville. Le taux de chômage de ces jeunes frôle les 30 %. Il sajoute à ces chômeurs ruraux qui alimentent lexode rural en venant sentasser dans les villes, notamment les grandes métropoles, notamment Casablanca. Ce chômage est dautant plus inquiétant quil touche ce quon appelle les chômeurs citadins diplômés de niveau supérieur: plus de 325.000 chômeurs diplômés au 1er trimestre 2005. Une véritable bombe à retardement. Beaucoup despoir est attendu des prochaines Assises de lEmploi, prévues pour les 22 et 23 septembre 2005. Reste à savoir, avec un projet de budget 2006 marqué au sceau de la rigueur, par quels moyens concrets, le gouvernement réussira-t-il à combler un déficit annuel en matière demploi de pas moins de 40.000 postes? Certes, les propositions dans ce sens ne manquent pas. Celles du patronat portent sur les domaines de la fiscalité, de la formation et du code du travail. Elles restent insuffisantes si ce même patronat continue à rester dans lattentisme en ne mettant pas la main à la pâte. |
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