La métamorphose du caftan

Après s’être largement internationalisé, le caftan est devenu synonyme de séduction et de féminité. L’événement Caftan, qui se tient cette année à Marrakech, y est pour quelque chose.

Loubna Bernichi

 


Révolu le temps où le caftan cachait les rondeurs féminines.

 

Marrakech est, encore une fois, sous les feux de la rampe. Et pour cause l’événement-phare de la haute couture marocaine, Caftan 2005, s’y déroule jusqu’au 30 avril 2005. La grande nouveauté de cette neuvième édition est le lancement de La Semaine de la mode by Caftan. Hormis la sélection des jeunes talents et le show final du 30 avril, Fadela Berrada, Mohamed Lakhdar, Karim Tassi, Najia Abbadi et Emmanuelle Duqué, des grands noms de la mode marocaine, ont présenté les 27 et 28 avril 2005 leurs dernières collections de prêt-à-porter imprégnées de la couture traditionnelle. Une nouvelle révolution tout à fait dans l’air du temps. Il faudrait dire que les créateurs nationaux n’ont fait qu’emboîter le pas aux grands stylistes internationaux qui les ont devancés dans ce domaine. Déjà, en 1903, Paul Poiret crée un manteau à la coupe droite et ample s’inspirant ainsi du caftan et rompant avec la silhouette guindée de la belle époque. Depuis, le savoir-faire marocain semble attirer de plus en plus les grands couturiers européens, particulièrement dès la fin des années quatre-vingt. Succombant au charme des couleurs du Royaume, nombreux d’entre eux, de Saint Laurent à Jean Paul Gauthier, en passant par Kenzo et de Lacroix, ont élu résidence dans les villes impériales comme Marrakech ou Fès. Les souks de la vieille Médina, ses ruelles, les étalages somptueusement éclairés des boutiques encombrées d’articles d’artisanat, de tissus, de vêtements multicolores, de poteries, de cuivre et de lanternes se découpent dans leurs créations. D’ailleurs, pour sa collection Printemps-été 2005, Ungaro propose un caftan en mousseline de soie imprimée jaune comme robe d’intérieur. Si le caftan a dépassé les frontières, c’est grâce aussi au génie créateur marocain. Des stylistes comme Zhor Raiss, Albert Ouaknine, Fadelah Berrada, pour ne citer que ceux-là, ont franchi le pas et bousculé les traditions. Révolu le temps où ce costume ample cachait les rondeurs féminines; aujourd’hui, il les dévoile. Largement décolleté, étroit à la taille, ouvert sur les jambes, le caftan est, désormais, synonyme de séduction et de féminité. Coupé dans des matières plus fluides, soie, satin, mousseline, taffetas et organza, cet habit traditionnel épouse le corps et lui donne grâce. Brodé finement en fil d’or ou en fil de soie ou encore pailleté et perlé, ce vêtement somptueux donne de l’éclat.
Divers par ses tissus, ses coupes, ses broderies, le caftan l'est aussi par ses usages. En une pièce, deux ou trois,
le caftan se porte comme une robe d’intérieur ou comme un habit d’apparat orné par des accessoires ou des bijoux. Mais, s’il y a une occasion où le caftan est incontournable, c’est bien évidemment celle des mariages. Les femmes marocaines semblent y trouver une attache aux traditions et la plus belle des manières d’afficher leur identité.
À l’étranger, surtout dans les pays du Golfe, le caftan est aussi très prisé. Il n’est pas rare de voir des actrices égyptiennes ou syriennes ou encore libanaises lors de cérémonies officielles habillées à la façon marocaine traditionnelle. Preuve que le caftan a gagné en notoriété. De tous les avis des stylistes marocains, l’événement Caftan y est pour quelque chose.
Cette manifestation a permis, en effet, de sortir de l’ombre les talents marocains et de créer un esprit de compétitivité. Jamais les stylistes marocains n’ont fait preuve d’autant de créativité. Les modèles se multiplient et ne se ressemblent pas. En plus, les caftans suivent les dernières tendances internationales dans le monde de la mode par rapport aux couleurs et aux coupes. Ce qui est aussi remarquable dans le travail des créateurs, ce sont les tissus. Des pièces uniques qu’ils importent des pays du Golfe comme l’Arabie Saoudite ou les Émirats arabes Unis ou encore de l’Europe.
Toutefois, la haute couture traditionnelle a un coût. Le prix d’un caftan signé par un créateur de grande renommée varie entre 8.000 DH et 100.000 DH. Cela dépend du modèle, de la matière et de la coupe. Pour les femmes au revenu moyen, c’est inaccessible. Mais, cette catégorie se contente des couturières du quartier. Celles-ci n’hésitent pas à copier les derniers modèles présentés dans les magazines féminins pour des prix abordables. Un caftan coûte entre 1.200 Dh à 2.000 DH sans compter le prix du tissu. En plus, elles bénéficient de facilités de paiement. Une pratique très répandue pour encourager la consommation chez les bourses limitées.
Il ne faut pas oublier que derrière le faste et le luxe du caftan, il y a la précarité et la misère des artisans. Ceux-là travaillent dans l’ombre et généralement dans des conditions défavorables. Pour leur magnifique ouvrage, ils méritent plus de reconnaissance. Car, sans eux, l’industrie de la haute couture traditionnelle n’aurait pas connu autant d’essor.

Le nouveau visage du Tahiti Beach Club
Surf, soleil et sérénité

L’illustre Tahiti Beach Club s’apprête à rouvrir ses portes sous un nouveau visage. En effet, deux mois durant, le mythique club de Casablanca, niché au pied de l’Océan, a subi une opération de relooking qui a touché toutes ses installations, des piscines, en passant par les restaurants, jusqu’aux salles de sport et les attractions pour enfants. Aujourd’hui, ce club, qui s’étend sur deux hectares et qui est le seul sur la corniche de Casablanca à disposer d’une plage privé, s’apprête à recevoir ses premiers visiteurs dans les semaines qui viennent. Gageons d’emblée que ces visiteurs ne manqueront pas de tomber sous le charme de ce club totalement rénové, en respect des standards internationaux en la matière. En l’occurrence, l’hygiène et la sécurité pour lesquels les promoteurs du site accordent une grande attention, frisant l’obsession. Bien évidemment, les futurs clients du Tahiti Beach Club subiront également le charme des multiples autres attractions de ce site qui comptabilise actuellement une douzaine de piscines, dont cinq sont traitées à l’eau douce.
Côté gastronomie, le Tahiti Beach club n’est pas en reste avec ses trois restaurants gérés par la société L.P, dont le magnifique Bora Bora, un splendide restaurant sur pilotis qui propose une carte internationale et asiatique, que vous pourrez déguster avec une vue imprenable sur les vagues de l’Atlantique. Et, afin d’égayer l’atmosphère, chaque semaine des soirées à thèmes, des spectacles et des animations musicales seront proposées sur place. Volet animation sportive, le Tahiti Beach Club dispose d’un terrain de mini-foot, un deuxième de Basket Ball et un troisième de beach Volley. Mais le must reste l’école de surf, où des programmes d’instruction et de perfectionnement pour adultes seront assurés par Surfland, véritable institution dans ce sport, dirigée par Laurent Miramon qui, associé à Quicksilver N°1 de la discipline, animera l’école de Surf du Tahiti Beach Club tout au long de l’année et organisera des compétitions avec la présence de grands champions.
MEL

 

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