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Triste parcours
et fin tragique que celle de Abdelkarim Tohami El Mejjati, alias abou Ilias,
abattu mardi 5 avril 2005 par les forces de sécurité saoudiennes.
Issu dune famille aisée, cet ancien du lycée Lyautey,
la mission française de Casablanca, semblait en effet destiné
à tout, sauf à une existence de terroriste. De père marocain
et de mère française, Karim El Mejjati était marié
à une Américaine d'origine tunisienne.
Très tôt, il fut happé par la nébuleuse intégriste
et effectua plusieurs stages en Afghanistan, avant de gravir tous les échelons
de cette sombre hiérarchie pour devenir lun des membres les plus
éminents du tristement célèbre GICM. Son nom émerge
pour la première fois après les sanglants attentats du 16 mai
à Casablanca.
À lépoque, on le soupçonne dêtre le
cerveau de ce massacre qui fit une trentaine de victimes, en plus des treize
kamikazes. Quelques jours auparavant, il avait également trempé
dans les attentats qui ensanglantèrent Ryad, la capitale saoudienne.
Et moins dune année plus tard, on retrouve sa trace dans les
attentats du 11 mars à Madrid.
Dattentats en massacres, le nom de Mejjati devient une sorte de darlésienne.
Tant son implication dans la nébuleuse terroriste dAl Qaida est
flagrante. Il demeure cependant tellement introuvable que lont vient
à soupçonner lidée
même de son inexistence. On commence dès lors à parler
du fantomatique Karim El Mejjati, accentuant le mystère qui entoure
lhomme. De son côté, le terroriste ne cesse nullement ses
activités et continue à uvrer pour ses caciques dAl
Qaïda.
Notamment en Arabie Saoudite, où sa présence devient de plus
en plus probable. Jusquà ce mardi 5 avril où lon
apprend sa fin sanglante dans le quartier résidentiel dAl-Rass,
une localité de la province dAl-Qassim à quelque 320 km
au nord de Ryad, après trois jours
déchauffourées, cadencés de violentes fusillades
avec les éléments de sécurité saoudiens. Son corps
criblé de balles gisait à côté de
celui de Saoud Al Otaïbi, un autre ponte dAl Qaïda.
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