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Le procès
de Abdelaâli Hadi, le tueur en série de Taroudant, est reporté
au 12 octobre 2004
Le procès attendu
Le procès
a été reporté pour dossier incomplet. En attendant,
cinq cadavres ont été identifiés par le tueur en
série lui-même à partir des photos qui lui ont été
montrées. Le 12 octobre, il sera déféré devant
la cour dappel dAgadir avec deux de ses complices.
Aïssa
Amourag
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La première
audience du procès de Abdelaâli Hadi, auteur présumé
de la terrible tuerie de Taroudant, a finalement eu lieu mardi 28 septembre
2004 à la chambre criminelle de la cour dappel dAgadir.
Mais le procès a été reporté à une
seconde audience prévue le 12 octobre 2004 pour deux raisons :
dabord pour trouver des avocats pour assurer la défense des
inculpés et ensuite pour compléter le dossier auquel manquent
certaines pièces à conviction. Si les familles des victimes,
au nombre de neuf, pleurent toujours leur disparition atroce dans une
ville réputée pour son calme et son attrait culturel, lopération
de leur identification nest pas encore achevée.
Identités
Le laboratoire
danalyse qui dépend de la police scientifique, dirigé
par le médiatique Said Louahlia, poursuit ses recherches dans le
but très attendu de reconnaître lidentité des
victimes. Mais selon lavocat de certaines familles des victimes,«cinq
cadavres ont été identifiés par le tueur en série
lui-même qui les a reconnus à partir des photos qui lui ont
été montrées». Il sagit, toujours selon
lavocat, de Issam Boujahid, 14 ans, Moussaid Idrissi, 13 ans, Lhcen
Amarir, 16 ans, et Yacine Benamer, 13 ans. Tous, ils habitent avec leurs
familles dans la région de Taroudant sauf ce dernier qui a été
élevé par une femme volontaire qui la trouvé
dans la rue, abandonné par ses parents. Un cinquième cadavre
a été également identifié mais dont le nom
de famille nest pas encore trouvé.
Parties
Il sagit
dun certain said dont les parents sont pour le moment méconnus.
Juste après son arrestation début septembre 2004, la police
judiciaire de la ville dAgadir a entamé son enquête
avec lui à lissue de laquelle il avoué tous ses crimes
et donné toutes les informations nécessaires à son
dossier. Il a été par la suite déféré
devant le juge dinstruction qui a procédé à
son interrogatoire, jugé très rapide par certaines parties
de laffaire. «Le juge dinstruction ne la pas suffisamment
interrogé, il sest surtout basé sur le rapport de
la police judiciaire», estime un proche du dossier.
Actuellement, laccusé est détenu dans une cellule
individuelle dans la prison Inzegane Ait Melloul. A-t-il eu des complices
dans lexécution de ses abominables crimes ? Oui, officiellement,
il en a eu deux. Il sagit de Ahmed Akhrouss et Rachid Absrour. Tous
les deux, également détenus dans la prison Inzegane Ait
Melloul, sont poursuivis pour viol et dissimulation délibérée
de crimes.
Qui va les défendre ? Jusquà présent, aucun
avocat ne prend leur défense. Mais, selon des sources bien informées,
deux avocats seront désignés par le bâtonnier de la
ville dAgadir qui vont prendre en charge la gestion du dossier.
Chacun sait que le procès est attendu par lopinion publique.
Dabord pour sa gravité sociale sur le plan national et ensuite
pour la grande psychose quavait suscité ce drame auprès
de la population de Taroudant en particulier. Jamais un crime dune
pareille atrocité na été commis au Maroc. Encore
plus par quelquun, certes souffrant dun déséquilibre
mental et psychique, mais qui montre des signes qui ne renseignent pas
sur létat de son intérieur. Ce crime a quand même
révélé certaines défaillances à plusieurs
niveaux. Sur le plan sécuritaire dabord. Personne naurait
imaginé que la police de cette région attende que le tueur
viole, tue et découpe en morceaux neuf enfants dune région
connue pour son tourisme développé. Là où
il y a tourisme et donc des touristes, la sécurité doit
être renforcée. Sur le plan de la prise sociale ensuite.
Des vagabonds et des gangsters se font de plus en plus nombreux dans cette
région. Celle-ci manque en effet des structures les plus élémentaires
en matière de sécurité sociale. Dépourvus
et peu entourés, ses habitants sadonnent aux crimes et à
la débauche créant un désordre social difficile à
contenir. Abdelaâli Hadi a été lune des victimes
de ce désordre.
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Les démêlés
policiers de Motassim Bilal Kadhafi à Paris
Lenfant terrible de la Libye
Loubna
Bernichi
Célèbre
pour ses frasques avec la police européenne, Motassim Bilal, connu
sous le nom dHannibal, le petit dernier du président Libyen,
colonel Mouamer Kadhafi, récidive.
Dans la nuit du vendredi et samedi, 25 septembre 2004, Motassim Bilal,
à peine la trentaine, amateur de voitures et de belles filles,
dévale lavenue des Champs-Elysées à Paris à
140 km/h en brûlant les feux rouges sur son passage. Lors de son
interpellation par la Brigade Anti-criminalité, les gardes du corps
du fils du colonel qui le suivaient dans deux voitures se sont interposés.
Une bagarre éclate. Un fonctionnaire de police est blessé
: quatre jours dinterruption temporaire de travail lui ont été
prescrits.
Si deux de ses gardes du corps ont été placés en
garde à vue, Hannibal Kadhafi, médecin et lieutenant formé
à lAcadémie militaire égyptienne, a été
relâché immédiatement. Militaire libyen, il est protégé
par son passeport diplomatique et il en abuse.
Ce nest pas la première fois que lenfant terrible khadhafi
a eu des problèmes avec la police.
Durant lété 2001, son séjour à Rome
avait déjà fait la une des journaux. À la sortie
dune boîte de nuit, Hannibal et ses gardes du corps avaient
provoqué une bagarre générale avec des policiers
italiens. Pour se débarrasser de ses assaillants, Hannibal leur
avait vidé un extincteur sur la tête. Trois policiers avaient
été hospitalisés.
Au petit matin, Hannibal Khadafi est finalement revenu au commissariat
du VIII arrondissement à Paris pour se plaindre de la manière
violente dont ses gardes du corps ont été placés
en garde à vue. La tribu Kadhafi compte quatre enfants. Seif al-Islam,
le dauphin, semble le mieux placé pour succéder à
son père. Propulsé sur la scène internationale par
son rôle
dans la libération des otages de Jolo, et dans lindemnisation
des familles des victimes des attentats de Lockerbie et du DC10 dUTA,
ce célibataire de 32 ans aux allures de play-boy fait le beau depuis
quelques années aux Occidentaux. Mohamed, laîné
des kadhafi, est le plus discret des quatre. Ingénieur, à
34 ans, il dirige la société libyenne des télécommunications.
Sa passion est les sports mécaniques et le football.
Al-Saidi, 30 ans, a le caractère impétueux et imprévisible
de son père. Ingénieur de formation, il préfère
le football à la politique. Il a commencé sa carrière
de joueur international en intégrant léquipe de Pérouse
en octobre 2003. Il écope immédiatement de trois mois de
suspension, pour dopage.
Aïcha est lunique fille de kadhafi, âgée de 28
ans, a fait une partie de ses études de droit à la Sorbonne.
Elle préside aujourdhui une association daide aux Libyens
démunis.
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