Tournée de Mohamed Benaissa en Amérique latine
Un périple payant

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Mohamed Benaissa, sillonne chaque année l’Amérique latine. Un accord de libre-échange avec le Mercosur est à l’horizon.

Seddik Mouaffak

 

• Mohamed Benaissa et Lui Inacio Lula.

 

Mohamed Benaissa, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération ne cesse de tisser des liens solides avec les leaders et les hauts responsables des pays d’Amérique latine. Des pays émergents et dont la puissance ne cesse de monter. Tout récemment il vient d’achever en beauté un périple qui l’a conduit de Brasilia à Buenos Aires en passant par Santiago du Chili. Dans la capitale brésilienne, Mohamed Benaissa a été reçu le 12 avril 2004 par Lui Inacio Lula da Silva, président de la République Fédérative du Brésil, auquel il a remis un message de S.M. le Roi Mohammed VI.
Notre ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a eu, le même jour, une réunion de travail avec son homologue brésilien, Celso Amorim, au cours de laquelle les relations bilatérales ont été examinées.

Renforcement

Les deux ministres ont insisté sur l’importance d’encourager les opérateurs économiques brésiliens et marocains pour saisir les occasions commerciales existant entre les deux pays, en créant pour cela, les conditions nécessaires pour favoriser l’essor des échanges maroco-brésiliens.
Dans ce sens, ils ont considéré comme prometteuse la possibilité d’entamer des négociations pour la conclusion d’un accord préférentiel et, dans une deuxième phase, d’une zone de libre-échange entre le Maroc et le Mercosur, c’est-à-dire le marché commun d’Amérique du Sud qui regroupe l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay.
Ces grands pays d’Amérique latine, de plus en plus industrialisés, sont plus que jamais amenés à faire des exportations leur modèle de croissance. Pour cela, ils cherchent à s’ouvrir de nouveaux marchés.

Messages

Ce qui tombe à point puisque le Royaume privilégie lui aussi, et de plus en plus, le renforcement de son processus d’intégration et d’ouverture sur le monde, notamment, à travers la signature d’une série d’accords de libre-échange aussi bien avec les pays développés comme l’Union européenne ou les Etats-Unis d’Amérique ou avec des pays en voie de développement comme l’Egypte, la Tunisie, la Jordanie ou tout récemment la Turquie. Fidèles aux grands principes de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), le Maroc et le Brésil n’en continuent pas moins non seulement à coordonner leurs efforts au sein du groupe des 20 (G 20) -groupe qui rassemble les pays en développement qui commencent à peser dans les négociations commerciales internationales comme le Brésil, la Chine ou l’Inde- mais aussi à revendiquer une meilleure représentativité du monde en développement au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Toujours sur le plan des relations bilatérales, les deux ministres ont souligné avec satisfaction la convergence de leurs vues au sujet des principales questions internationales telle que la lutte contre le terrorisme, la recherche d’une solution pacifique et permanente au conflit palestino-israélien de même que la recherche d’une solution à la crise irakienne en permettant au peuple irakien de récupérer sa souveraineté et de constituer un gouvernement démocratique sans sacrifier pour autant au principe de l’unité territoriale de l’Irak.
Concernant la situation au Sahara marocain, les deux ministres n’ont pas manqué de réaffirmer leur appui aux décisions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour aboutir à une solution politique définitive, négociée entre les parties.
Mohamed Benaissa s’est ensuite rendu le 14 avril au Chili et a terminé les 15 et 16 avril 2004 sa tournée sud-américaine par une étape à Buenos-Aires. Porteur de deux messages royaux respectivement aux présidents chilien Ricardo Lagos et argentin Dr Nestor Kirchner, il a également discuté avec ses homologues chilien, Soledad Alvear, et argentin, Rafael Bielsa, non seulement des voies et moyens de renforcer, de développer et d’approfondir les relations économiques et commerciales de pays à pays ainsi que dans le cadre de la coopération Sud-Sud, mais aussi d’enrichir la compréhension mutuelle en faveur de la paix et de la sécurité dans le monde.

 

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