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Cet atelier,
consacré à la présentation du projet d'appui à
la stratégie nationale de lutte contre la violence à l'égard
des femmes, sinscrit dans le cadre de la politique du Secrétariat
dEtat, qui vise le suivi et lévaluation des différentes
interventions dans ce domaine.
Les participants à cet atelier ont été bien nombreux.
Les représentants des départements gouvernementaux, les
associations uvrant dans le domaine des droits de la femme, les
centres daccueil et dorientation des femmes victimes de violence,
ont tous répondu présent à ce forum de discussion.
Pour combattre cette violence, plusieurs idées ont été
débattues et des recommandations pertinentes ont été
retenues, notamment la prise en charge des femmes agressées en
leur offrant un appui et une écoute soutenus.
Ce plan constitue une plate-forme pour l'élaboration d'une
action nationale concernant la lutte contre la violence à l'égard
des femmes. De même, il vise l'amélioration des compétences
professionnelles de tous les intervenants dans ce domaine", a expliqué
la secrétaire dEtat chargé de la Famille, de la Solidarité
et de lAction sociale, Yasmina Baddou.
Les recommandations de cet atelier devront servir de base pour l'élaboration
d'un plan d'action pour la lutte contre ce phénomène.
Violence
En effet,
des milliers de Marocaines subissent des formes variées de violence
conjugale: coups, injures ainsi que toutes formes dhumiliations
qui sont bonnes pour prouver le pouvoir de leurs maris.
La question des femmes battues est restée pendant longtemps un
sujet tabou au Maroc. Les pouvoirs publics et la société
ont fermé les yeux sur ces agressions à légard
des femmes estimant quelles relevaient du domaine de la vie privée.
Il sagit en fin de compte dune violence tellement étouffée
quaucun chiffre officiel ne pourrait réellement la représenter.
Cet atelier a été initié en collaboration avec l'Agence
canadienne de Développement international (ACDI) qui a manifesté
un grand intérêt pour éradiquer ce genre de sévices
dont sont victimes les femmes et qui empêche de la même manière
le développement de la société entière. La
représentante de l'ACDI, Marie Pierre Longtin, a rappelé
a cet effet que ce projet d'appui a été élaboré
en partenariat avec le secrétariat d'Etat et le Fonds d'appui à
l'égalité des sexes en vue d'élaborer un plan de
mise en oeuvre pour la stratégie nationale en la matière".
La violence contre les femmes, et la violence conjugale en particulier,
menace léquilibre de la famille.
Elle est considérée comme un problème médical
et social dont les conséquences sont néfastes aussi bien
sur la santé physique et mentale des femmes que sur léquilibre
de leurs enfants. Selon la représentante de lACDI, un tel
constat nuisible à lhonneur des femmes ne pourrait être
dépassé quen multipliant de telles initiatives de
projets.
Jusquà une date très récente, une grande majorité
de femmes marocaines nosait toujours pas parler de la violence quelles
subissait, elle pensait encore moins à recourir aux autorités
judiciaires.
Le silence de ces femmes est dû à la peur du scandale
ou encore le désir de maintenir lunité de la famille,
certaines femmes considèrent leur situation même comme étant
une marque du destin
Des discours hétérogènes
que tiennent les femmes battues tous les jours", note une représentante
dun centre daide aux femmes victimes de la violence. La consultante
de lACDI, en matière de politiques et programmes de lutte
contre la violence à l'égard des femmes, a, pour sa part,
présenté un rapport sur l'état des lieux de la mise
en oeuvre de la stratégie.
Unité
Elle a cité,
à titre d'exemple, la faiblesse des moyens humains et financiers
dont dispose le secrétariat d'Etat, le manque de coordination entre
les différents intervenants au niveau de la famille, les affaires
sociales et lentraide nationale.
Elle a également évoqué la non-reconnaissance du
statut d'assistante sociale.
Le rapport a incité, à cet égard, à la constitution
d'une unité au sein du secrétariat d'Etat qui garantit le
rôle de catalyseur et de coordonnateur.
La mise en application des réformes juridiques concernant les Codes
de la famille, du travail et le code pénal, a aussi été
fortement recommandée. En effet, la réforme du code du statut
personnel a déjà constitué une ouverture dans l'établissement
des droits féminins, donc une véritable voie de secours
pour des milliers de femmes.
Une bonne application de cette réforme garantira lhonneur
des femmes et protégera leurs droits contre les dédales
d'une quelconque violence ou injustice sociale.
Les centres découte pour femmes battues, également
présentes dans les travaux de cet atelier, ont parlé à
leur tour de leur combat quotidien aux côtés de ces femmes
battues.
Centres
Ces centres
découte qui mènent une activité remarquable,
témoignent en général dune véritable
solidarité entre femmes qui cherchent à lutter main dans
la main, contre cette injustice sociale.
Ces centres mettent les femmes qui endurent cette violence, en contact
avec des avocats, psychiatres ou sociologues qui les aident à se
revaloriser et à retrouver confiance en elles-mêmes.
Ces centres incitent aussi les femmes à réagir et porter
plainte sil le faut pour assurer leur sécurité et
celle de leurs enfants.
Dautres recommandations ont été préconisées
suite au débat de latelier, particulièrement le développement
d'un plan de communication sociale sur la violence et la mise en uvre
d'un programme d'information et de sensibilisation.
Cet atelier a enregistré une fois de plus le constat que la violence
conjugale est un frein au développement et à l'émancipation
d'une société moderne, basée sur les droits fondamentaux
de l'Homme liés à la liberté, au respect et à
la démocratie.
Malheureusement, plusieurs femmes voient leurs droits bafoués en
raison de la violence injustifiée de lhomme. Elles se voient
contraintes à subir ce malheur pour sauvegarder une certaine unité
familiale.
L'atelier établi par le secrétariat d'Etat chargé
de la Famille, de la Solidarité et de l'Action sociale est une
preuve que tous les intervenants de l'Etat ainsi que de la société
civile désirent lutter contre ce phénomène injuste
et empreint d'abus à l'égard de nombreuses femmes.
La violence n'a jamais été un moyen de communication et
elle demeure une véritable plaie. La mise en place dun véritable
plan d'action témoigne dune solidarité avec ces femmes
victimes de violence. L'atelier mis en place par le département
gouvernementale fait partie des actions nationales entreprises pour la
lutte contre la violence à légard de la femme. Une
continuité des actions dans ce sens assurera certainement la diminution
de ce phénomène et, pourquoi pas son extraction totale de
notre société.
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