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Airbus affiche
clairement sa ferme détermination à appuyer les délocalisations
de ses sous-traitants au Maroc. Pour Abdallah Sbai, vice-président
des ventes dAirbus pour la région MENA, «cest
la qualité et le sérieux du personnel qui ont poussé
les sous-traitants dAirbus à venir sinstaller au Maroc».
En plus, dit-il, du fait que «la ZFT offre les conditions les plus
avantageuses pour les investisseurs».
La moitié des 5.000 connecteurs fabriqués quotidiennement
par Souriau Maroc est destinée à équiper les harnais
électriques des appareils de toute dernière génération
du constructeur européen.. L'objectif de Souriau est maintenant
d'attirer d'autres acteurs du secteur aéronautique à Tanger.
D'une valeur de près de 10 millions de dirhams en 1998, la sous-traitance
Airbus au Maroc, qui était alors exclusivement le fait de la filiale
de la Sogerma, désormais devenue EADS Maroc Aviation, atteint plusieurs
milliards de dirhams en 2003.
Dans le sillage d'EADS Maroc Aviation, la sous-traitance aéronautique
se développe avec, entre autres, à Casablanca, les sociétés
Crouzet, fournisseur d'Airbus dans le domaine des disjoncteurs, Gespac,
fabriquant de harnais pour la pointe avant des appareils de la famille
A320 et, tout récemment encore, Sefcam spécialisée
dans la tôlerie fine et le traitement d'alliages légers.
Conception
À
Tanger, DL Aérotechnologie, filiale de Daher Lhotelier, fabrique
depuis l'année dernière des tuyauteries en matériau
composite pour conditionnement d'air et des panneaux échangeurs
installés sur A340 et autres appareils de la famille A320.
Eads Maroc Aviation réalise, pour sa part, à Casablanca,
depuis le milieu des années 90, des fauteuils de première
classe et de classe affaires de conception Sogerma proposés sur
les Airbus. Elle produit également d'autres aménagements
intérieurs qui se retrouvent sur l'ensemble de la famille nouvelle
génération de l'avionneur européen, ainsi que divers
câblages électriques. Eads Maroc Aviation fournit, également,
en équipements standards sur les appareils de la famille A320 et
de la famille A330/A340, des éléments se trouvant en cabine
tels que cloisons, vestiaires et strapontins, et, en poste de pilotage,
les sièges et tablettes pilotes. En aérostructure enfin,
Eads Maroc Aviation intègre depuis peu des structures plancher
ainsi que des portes avionitiques de la famille A320. Par ailleurs, le
partenariat engagé depuis plusieurs années au niveau industriel
entre Airbus et laéronautique marocaine va connaître
un nouvel envol avec l'entrée en service prochainement des premiers
Airbus de Royal Air Maroc (RAM). Le transporteur national se voit livrer,
en novembre, deux des quatre A321 commandés en juin 2001. Les deux
appareils vont être exploités sur une ligne capitale pour
la RAM, Casablanca-Paris.
De même, Airbus accueille, depuis le printemps 2003, les équipages
et mécaniciens de la RAM devant être formés sur A321.
Une compétence pour la famille A320 au sein de la compagnie marocaine
va ainsi s'établir, lui permettant, le cas échéant,
d'offrir ses services sur ce type d'avion à d'autres utilisateurs.
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La question
du financement est le thème retenu pour la 12e conférence
annuelle de laviation civile africaine organisée à
Casablanca, en partenariat avec la RAM, par African Aviation, une revue
anglophone spécialisée dans le transport aérien.
La rencontre était loccasion de revenir sur les prestations
des compagnies aériennes africaines et les problèmes touchant
le financement de ce secteur.
Le co-président de la rencontre, Nick Fadugba, a souligné
lors de la séance douverture que la prospérité
du continent africain sappuie sur un transport aérien solide.
«Le transport aérien est la clé de la prospérité»,
répète-t-il.
La 12e rencontre a essayé de relever les malaises des compagnies
aériennes en auscultant les maux de laviation africaine,
dans le dessein de dénicher la solution idoine permettant à
celle-ci un envol réussi malgré les vicissitudes du moment.
Car, malgré sa forte population, le continent africain est loin
dêtre une référence dans la carte du transport
aérien mondial.
Ceci est attribué à plusieurs raisons.
Le secteur du transport aérien en Afrique doit dabord résoudre
ses problèmes de financement. Les représentants aussi bien
des départements chargés du transport que des compagnies
aériennes en Afrique ont unanimement souligné la conjoncture
difficile que traverse le transport aérien sur le continent africain.
Et aux problèmes dordre structurel sajoute la rude
concurrence des grandes compagnies aériennes, comme Air France
ou British Airways.
Alliances
Pour atténuer
les effets de cette concurrence, les intervenants ont plaidé pour
la promotion d'une politique d'alliance afin de préserver les compagnies
africaines de la rude concurrence que leur livrent les géants européens,
ainsi que les compagnies des pays du Golfe.
Le représentant du ministère nigérian de lAviation
a mis laccent sur la nécessité de la mise en place
dun espace aérien unique en Afrique, qui permettra au continent
de profiter des potentialités de croissance de son espace aérien.
Et pour atteindre ce but, il est utile douvrir les capitaux des
compagnies africaines, qui doivent dabord profiter au continent.
Dautres conférenciers ont tenu aussi à signaler limportance
dune coopération afro-africaine qui permettra aux compagnies
aériennes de voler de leurs propres ailes, sans recourir aux subventions.
Toutefois, le problème de financement est le mot qui a régné
en maître durant les 2 jours de la conférence. Une fois dénoué,
ce problème permettra aux compagnies aériennes africaines
de gagner du terrain.
Pour sa part, le secrétaire général de l'Association
de l'industrie aéronautique africaine a préconisé
une restructuration des compagnies aériennes du continent en leur
accordant davantage d'autonomie au niveau de la gestion et en développant
des alliances régionales. Dans ce cadre, il a appelé les
grandes compagnies du continent à investir dans les compagnies
africaines de moindre importance, louant la prise de participation de
la Royal Air Maroc dans le capital d'Air Sénégal.
La rencontre a enregistré également la participation de
certains constructeurs comme Boeing et Airbus ainsi que des sociétés
de financement, de leasing, d'assurances, de maintenance et de marketing.
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