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Le premier
raid israélien contre la Syrie depuis trente ans Une solide campagne de presse a tenté de faire porter la responsabilité de léchec anglo-américain en Irak au régime syrien.Ariel Sharon en a profité pour effectuer un raid contre un prétendu camp d'entraînement en Syrie du Jihad islamique, auteur de l'attentat suicide à Haïfa, qui a fait 19 morts.
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Après la chute du régime de Saddam Hussein, la Syrie du jeune Bachar El Assad navait jamais quitté réellement la ligne de mire américaine. Elle sattendait certainement à ce que ladministration de George Bush accentue sa pression sur Damas. La menace de faire voter à tout moment au congrès une loi qui la sanctionne économiquement et lisole politiquement et qui porte le doux nom de «Syria Accountability Act» pesait sur elle comme une malédiction. Les plus pessimistes des éditorialistes de la presse syrienne gouvernementale la présentaient comme la pire des catastrophes qui puissent toucher leur pays. Assassin Une solide
campagne de presse a tenté de faire porter la responsabilité
de léchec anglo-américain en Irak au régime
syrien toujours gouverné par le parti Baath, devenu dans le nouveau
lexique américain aussi dangereux que le réseau dAl
Qaida. Il est régulièrement accusé davoir donné
asile aux plus actifs éléments de son frère ennemi
irakien et davoir facilité ou du moins fermé les yeux
sur lentrée en Irak déléments radicaux
affiliés à Al Qaida. Bref «de sêtre rangé
du mauvais côté» de la lutte contre le terrorisme,
selon lexpression assassine en vogue à Washington. Constat Pour sa
part, le président syrien sest contenté de faire ce
constat: «Le gouvernement du Premier ministre israélien Ariel
Sharon veut entraîner la Syrie et le reste de la région dans
la guerre (
) Le gouvernement Sharon vit par et pour la guerre et
il n'y pas une seule personne au monde qui croit que la paix est possible
avec un tel gouvernement». Pire Lattitude
de mansuétude, voire dencouragement à légard
dAriel Sharon et de sa politique de provocation a été
qualifiée de dangereuse pour les intérêts américains
et israéliens, même par un journal comme le New York Times
du 7 octobre 2003, pourtant réputé proche des forces conservatrices
qui siègent au pouvoir à la Maison Blanche et qui dans un
éditorial intitulé «A Turn for the Worse in the Mideast»
(une évolution vers le pire au Moyen-Orient) stigmatise avec une
rare violence les choix de George Bush. Neither American nor Israeli
interests are well served by such provocative advice. (Ni les intérêts
américains, ni israéliens, ne sont bien servis par ce conseil
provocateur).
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