La RAM inaugure son agence à Agadir et lance la campagne «plages propres»
Cap sur le futur

En optant pour une nouvelle stratégie commerciale, la RAM n’en continue pas moins à se préparer à faire face à la concurrence acharnée. A la veille de la libéralisation du transport aérien, le patron de la RAM reste confiant dans la capacité de sa compagnie à faire face aux défis d’aujourd’hui et de demain.

Seddik Mouaffak

 


• Mohamed Berrada inaugurant l’agence de la RAM à Agadir.

 

A l’instar des banques, la Royal Air Maroc (RAM) a opté pour une stratégie commerciale innovante. Stratégie qui passe par la création de nouvelles agences, comme celle qui va bientôt voir le jour à Casablanca (sur le site de l’Aéroport Mohammed V) et la rénovation des anciennes, comme celle d’Agadir.
Le souci des responsables de la compagnie nationale, et à leur tête Mohamed Berrada, n’est autre que celui de la satisfaction de la clientèle et l’amélioration de la qualité du service. C’est dans ce cadre que le Président Directeur Général de la RAM a procédé le 17 juillet 2003, en présence des autorités locales et d’autres personnalités politiques et économiques de la capitale du Souss, à l’inauguration de l’agence d’Agadir, en attendant la construction du nouveau siège.

Ambiance

L’agence RAM à Agadir a nécessité un investissement de 2,8 millions de dirhams. L’architecte Said Lahlou, du cabinet Archi Design de Casablanca, a usé de tous son talent pour faire de cette troisième plus importante agence de la RAM, après celles de Rabat et de Casablanca, l’une des plus accueillantes du Royaume.
Rien n’a été laissé au hasard, ni le décor, ni les couleurs et encore moins l’ambiance marocaine pour que cette nouvelle agence soit réellement à l’image de l’une des plus importantes destinations touristiques du Sud marocain.
Une station balnéaire pour laquelle la RAM «déploie des efforts importants en termes d’investissements, fréquences, dessertes et campagnes promotionnelles», souligne le PDG de la RAM. Preuve en est la campagne «plages propres» lancée, dans une ambiance de fête, le jour même de l’inauguration des locaux rénovés de l’agence d’Agadir. Pour la cinquième année de suite, la première compagnie aérienne du Royaume et sa filiale touristique Sotoram, en association avec le Conseil municipal, ont pris en charge la propreté de la plage d’Agadir durant la période estivale.
La RAM n’a pas lésiné sur les moyens pour joindre l’utile à l’agréable. Sécurité en plus. Des poubelles flambant neuves remplacent les anciennes, propriété de la municipalité. Des multitudes de banderoles rappellent aux vacanciers que la propreté est l’affaire de tous. L’animation n’est pas en reste, puisque tout a été fait pour rendre l’été des plus agréables aux jeunes et moins jeunes.

Sourire

Au programme, des scènes spectacles, des jeux de plage, des activités sportives (sport de plage et sport nautique) allant du beach-foot au beach-volley en passant par l’initiation à la planche à voile ou le catamaran. Tout un village est réservé aux petits enfants, qui peuvent s’adonner à tous genres d’activité: de l’initiation à la peinture à l’initiation déguisement-maquillage en passant par l’initiation aux premiers secours.
Par ces différentes actions environnementales, la RAM espère décrocher pour le site d’Agadir à l’horizon 2005 le fameux label «pavillon bleu».
Une référence obligée pour la promotion d’Agadir -en tant que site balnéaire de qualité- auprès des tour-opérateurs étrangers.
Tout en «faisant sourire la plage d’Agadir» et en optant pour une nouvelle stratégie commerciale, la RAM n’en continue pas moins à se préparer à faire face à une concurrence acharnée. Dans sa conférence de presse qui a eu lieu en fin de journée, le PDG de la RAM n’a pas manqué d’expliquer les tenants et les aboutissants des conséquences de la libéralisation du transport aérien sur la compagnie qu’il dirige.
La RAM a vécu pendant longtemps, dit-il, sur une situation de rente, ce qui la handicape fortement aujourd’hui, notamment en termes de compétitivité de coût.

Capacité

La RAM doit plus que jamais gagner cette bataille de la compétitivité si elle ne veut pas périr. Demain d’autres compagnies viendront la concurrencer sérieusement dans l’activité du «handling». Une activité qui fait travailler plus de 1300 personnes actuellement à la RAM. De même la RAM souffre d’un trafic irrégulier et à un seul sens. Une telle équation est difficile à résoudre si la RAM n’opte pas pour des solutions innovantes, comme l’externalisation de certaines de ses activités, souligne avec force M. Berrada.
Le partenariat avec des compagnies de transport aérien régional est aussi une des solutions préconisées par le PDG de la RAM. «Pas d’international sans régional et pas de régional sans international», rappelle-t-il, à juste titre.
Malgré toutes ces difficultés, Mohamed Berrada n’en reste pas moins confiant dans la capacité de la compagnie nationale à faire face à tous les défis actuels et futurs.

 

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