Culture rassemblé par Najlae Benmbarek

4ème édition du Tanjazz, du 24 mai au 1er juin
Une cuvée de choix

 


• Manu Dibango, le Master, sera de la partie.

 

Un jazz de qualité secouera Tanger pour la 4ème édition du Tanjazz, qui se déroule cette année du 24 mai au 2 juin. Changement de date, certes, mais pas changement d’orientation.
Ainsi, dans une ambiance chaleureuse, on pourra voir en live des jazzmen de différents pays. Comme à l’accoutumée, l’esprit est d’aller vers le public, en proposant des concerts aussi bien aux amoureux du jazz qu’aux non-initiés, tout près d’eux. Ainsi, le festival s’ouvre le 28 mai avec une parade de rue signée Old Cats. Après un concert gratuit place du Grand Socco, on nous offrira dans l’après-midi des raretés des années 30, avec au programme des morceaux de Louis Armstrong ou du grand Duke Ellington.
Les concerts se suivront et ne se ressembleront pas. On annonce des concerts de musiciens de renom comme le Camerounais Manu Dibango ou l’Italien Nico Morelli. On annonce aussi la venue d’artistes moins connus qui découvriront le festival et se déplaceront pour le plaisir de la rencontre. Par ailleurs, le fondateur du festival, Philippe Lorin, a tenu à organiser quelques “mariages toniques et rafraîchissants”: des rencontres Orient-Occident vendredi 30 mai dans la soirée entre le Mad NoMad Quartet et Toufik Farroukh et Nord-Sud de l’Afrique entre Mehdi Bennani et Manu Dibango samedi. La journée du dimanche 1er juin sera consacrée à la célébration du bicentenaire du New Orleans: fanfares, big bands et marching bands.

Programme

Les organisateurs précisent que la programmation a été faite en fonction de trois critères: la variété des styles, la qualité de la musique produite et la qualité humaine des jazzmen.
Le festival s’articulera, comme à l’accoutumée, autour du triptyque qui a séduit ses fidèles. D’un côté, la rue, la plus grande scène du monde, avec ses animations continues et ses spectacles. Ensuite, par les défilés en marching bands, les concerts sur des plates formes de camions, les jazzmen iront à la rencontre du public. Différents groupes se produiront en concert au milieu de la verdure de la Mendoubia. Enfin, le jazz de nuit s’improvisera dans les night-clubs et bars de la ville. On s’attend à de chaudes jam-sessions.
En développant l’impact du festival et son rayonnement culturel, les organisateurs visent à promouvoir les dynamiques de mobilisation au nord, fédérer les initiatives en matière d’animation à travers le jazz. Tanjazz lancera désormais, en beauté, la saison musicale au Maroc. Le samedi 31 mai, musiciens, sponsors et invités du festival se retrouveront au très british club de cricket pour le “souper des dames de Tanger”. Plus de détails sur le programme sur le site www.tanjazz.com.


Mickey la torche le 6 mai à Casablanca
Folie solitaire

 

• Vincent Le Bodo.

 

Natacha de Pontcharra a imaginé un spectacle original mis en scène par Colette Colas et dont le héros, Mickey la torche, est aussi ordinaire qu’attachant.
Mais qui est ce Mickey la torche? Un simple gardien dont on suit le monologue. Un monologue durant lequel il nous parle de ses habitudes, de sa vie, de son univers. Un univers assez sombre finalement. On le voit fouiller minutieusement les poubelles de sa voisine, recherchant le moindre indice sur son intimité.

Destin

Mickey, qui ne travaille comme vigile que le mardi, n’existe justement que pendant cette journée.
Avec Mickey la torche, on se livre à une plongée humaine, drôle et cruelle, dans le vif de l’homme, déjà très ébranlé par les convulsions d’un destin familial prodigieusement ordinaire, qui, par dépit amoureux et grand désœuvrement, laissera une idée bizarre tourner en manie tenace jusqu’à l’illumination absolue, nous dit le dossier de présentation du spectacle.
Vincent Le Bodo s’intègre complètement dans le rôle et s’adapte à la mise en scène simple et efficace de Colette Colas. «Le comédien se fait le porte-parole d’un texte dense et très imagé, nous faisant entrevoir le chemin tortueux que la folie emprunte pour s’insinuer dans les esprits».
Mickey parle justement à son public avec un langage simple, «qui va aux tripes ».
Natacha de Pontcharra a été peintre, graphiste, puis nouvelliste. Elle a écrit pour le théâtre, souvent créé des personnages exclus, insoumis. Son style nous balance d’extrême en extrême, toujours dans le vrai.
Guitariste, compositeur et chanteur de rock, Vincent Le Bodo a joué dans plusieurs pièces avant de rejoindre la Compagnie Confluence, fondée en 1995 au Havre. Mickey la torche fera le tour du Maroc. Ainsi, il sera à Oujda le 3 mai, à Casablanca le 6 mai, à Kénitra le lendemain, à Meknès le 7 mai, à Fès le 9, à Tétouan le 13, à Tanger le 16, à EL Jadida le 19, à Marrakech le 21, puis à
Agadir le 23.o NBB


Fin de l’exposition de Frederic Amat à Rabat
Artiste nomade

 

• Frederic Amat (à gauche) et G. Artigas.

 

Décrit comme un voyageur infatigable et un aventurier imaginatif et créatif, le peintre espagnol Frederic Amat a déposé ses œuvres à la galerie Bab El Kébir à Rabat, pendant tout le mois d’avril. Etonnante exposition.
Peinture, collage, sculptures étranges, yeux globuleux, figurines de cerveaux, moustiques sur verre. L’expo a présenté une variété d’œuvres. Preuve que l’artiste a plus d’une corde à son arc.

Performances

Né à Barcelone en 1952, Frederic Amat s'est distingué par les travaux qu'il a présentés, à la fin des années 70, en collaboration avec le chorégraphe Cesc Gelabert, puis les différentes performances notamment en tant que metteur en scène.
Des intellectuels comme Fernando Savater, Juan Benet ou Javier Marías ont écrit sur lui. Son travail a été exposé dans plusieurs parties du monde. Le nom de Frederic Amat s’impose dans l’art contemporain. Créateur versatile, il a aussi bien fait de la peinture que du dessin, du collage, du design et de l’art graphique. “Amat est un artiste nomade aux frontières des univers matériel et conceptuel”, résume-t-on son œuvre. Pour d’autres, Amat alterne les techniques, ce qui fait de son art un travail artistique unique. “Plasma, papier, mousse, cire: les yeux d'Amat, comme ceux de l'auto-portrait du Parmigianino, proclament que tout est superficie. Tout est toucher vu, vision palpable”, décrivait Javier Marias.
Amat peut ainsi être qualifié d'artiste intemporel, qui ne nous en rappelle aucun d’autres et qui se positionne loin des tendances en vogue. En même temps, on sent sa recherche, sa quête et sa soif d’expérimentation.
Dans El Pais, Frederic Amat déclarait: “Après tout, peindre c'est se promener par l'équivoque et l'obscur afin de trouver une autre possibilité. Au-delà du succès du moment, ce qui importe à long terme, c'est l'écho de toute une œuvre. L'artiste doit disparaître derrière l'œuvre... A la fin, quand j'ai l'impression qu'elle ne m'appartient plus, je ressens la concupiscence de l'œil, le plaisir du regard.”
Après Rabat, les œuvres de Frederic Amat voyagent à Tunis, où elles seront exposées au palais Kheireddine du 8 mai au 15 juin.


“Morceaux choisis”, premier roman de Mohamed Nidali
La chasse aux frissons

 

Mohamed Nedali vient de publier son premier roman, Morceaux de choix, aux éditions Le Fennec. Un premier roman d’apprentissage et plus profondément d’initiation. L’auteur y raconte la vie d’un jeune adolescent parti à la rencontre de ses premières expériences amoureuses. Thami, jeune homme de bonne famille, issu d’une prestigieuse lignée de «adel», brave l’ire paternelle et la représentation familiale pour embrasser la seule profession qui comble son cœur et ses sens; il devient apprenti-boucher.

Errance

Mohamed Nedali nous livre les émois de son jeune héros, la sensualité trouve sa première expression dans le maniement des chairs fraîchement découpées de la boucherie, autant que dans la passion contrariée qui le lie à Zineb. Cet amour unique et si cru vécu par un boucher de la médina, peu versé dans la science des mots et des idées.
Ce jeune adolescent, réduit à rien par son géniteur assoiffé d’argent et de domination, qui lui avait tracé, à la naissance, son chemin, décrit ses chagrins, ses désirs, ses amours, son mariage, ses passions, ses rébellions, ses errances, et ses faiblesses. “Je voudrais surtout vous raconter la rencontre qui a complètement transformé ma vie, vous raconter Zineb, Zineb et nos amours interdites, subtilisées de justesse à une société vigilante et envieuse”, écrit Mohamed Nedali.
Ce récit est également celui d’un jeune homme qui a fait son éducation sexuelle dans la clandestinité, au hasard du destin et des rencontres fortuites. Dans une société faite de réalités peu compatibles, les mosquées et les bars, les maisons de Coran et celles de passe, les ruelles étroites et les vastes boulevards, les charrettes à bras et les limousines américaines, la misère et l’opulence, Thami a appris à côtoyer ces contrastes les plus saisissants sans être choqué.
À travers l’éducation sentimentale de Thami, Mohamed Nedali esquisse une danse de la vie où sensualité, passion charnelle et humour font sourire aux premiers élans d’un jeune adolescent bien de chez nous.
Il est à rappeler que Mohamed Nedali est né à Tahannaoute en 1962, dans une famille de paysans démunis. Après des études secondaires à Marrakech, il complète sa formation en France où il obtient une licence en lettres modernes et un diplôme de Cycle Spécial à l’Université des Lettres de Nancy. Professeur de français depuis 1985, il enseigne aujourd’hui au lycée de Tahannaoute.


• Patrimoine
Une journée d'étude sur la restauration des vieux quartiers de la médina et la promotion du tourisme culturel sera organisée, le 3 mai prochain à Aboujaâd, à l'occasion de la Journée internationale des monuments et des sites. Cette rencontre, organisée par l'Association Aboujaâd 2001, réunit des architectes et des experts en tourisme et en développement durable.


• Littérature
“Actualité de l'enseignement de la littérature: de la grammaire à la stylistique” est le thème d'une conférence qui sera animée le 5 mai à Rabat (19H00, Institut français) par Joëlle Gardes-Tamine.


• Exposition
Des œuvres picturales de l'artiste espagnol Francisco Corcuera seront exposées, du 30 avril au 30 mai, au Musée des arts contemporains de Tanger. Placée sous l'égide de la délégation de la culture, cette exposition vise à jeter la lumière sur les tendances de certaines expériences pionnières en matière d'arts plastiques et à renforcer le contact entre les artistes des deux rives de la Méditerranée.


• Peinture
La Villa des Arts propose également, du 25 avril au 28 mai, à la galerie du Complexe Culturel Moulay Rachid, une exposition des peintures de Mohamed Bayhia, un artiste faisant partie du collectif qui a réalisé la maquette.


• Photos
L'univers des enfants en acte de lecture fait l'objet d'une exposition à la médiathèque de l'institut français de Casablanca. 50 photographies sont ainsi proposées au public jusqu'au 3 mai prochain, à travers cette exposition montée par le bibliothécaire et photographe Khalid Souqbi.


• Festival
Un prix sera remis annuellement, lors du festival Vague de Safi, en reconnaissance à des femmes et des hommes qui auront œuvré à promouvoir une image positive de la Cité des Potiers. Ce prix, qui portera le nom d'Amun (daurade royale), récompensera des personnes qui se sont distinguées dans les domaines artistique, littéraire et humain.
Cette manifestation a un objectif double: associer le nom de Safi à un événement culturel et artistique d'une grande valeur et contribuer “au dialogue interculturel privilégié, via le langage universel qu'est la musique”.


• Signature
L’institut français de Casablanca organise le 6 mai à 19h une rencontre avec Abdelkébir Khatibi à propos de son dernier livre Pèlerinage d’un artiste amoureux. Chercheur en sciences sociales, directeur de l’institut universitaire de Rabat, essayiste et romancier, Khatibi livre dans ce roman le destin d’un homme «inscrit intimement dans le destin d’un pays et de son histoire moderne».


• Presse
“La liberté de presse au Maroc: textes de loi et réalité” est le thème d'un débat qui sera organisé par le Syndicat National de la Presse Marocaine le 3 mai à Rabat à 16H00, à la salle Mustapha Khaoudy au siège de la MAP. Le débat est organisé dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse.


• Film
Azzurro, film de Denis Rabaglia (86'), sera projeté le 7 mai à Rabat, à l'initiative de l'ambassade de Suisse avec le soutien du Centre culturel de l'Agdal, l'Institut culturel italien et l'Institut français de Rabat (IFR). Entre satire sociale et drame familial, cette co-production helvético -italo-française est interprétée par Paolo Villaggio, Marie-Christine Barrault, Jean-Luc Bideau, Renato Scarpa et Tom Novembre.


• Festival
Le 3ème festival de l'enfant de Kelaat Sraghna aura lieu du 14 au 18 mai sous le thème "Tous pour la protection de notre enfance", à l'initiative de l'organisation du Scout de l'Atlas. Organisée dans le cadre de la célébration des fêtes du mouloud, cette manifestation prévoit des concours, des spectacles de musique et des activités de sensibilisation sur la santé et l'environnement.


• Arts plastiques
Les œuvres de Toni Catany sont exposées jusqu'au 10 mai à l'Institut Cervantes de Rabat sous le thème Mare Nostrum. Par ailleurs, des travaux de l'artiste-peintre Bouchra Kamel seront exposés du 5 au 13 mai à Rabat à l'espace Nadi Al Ousra.


• Théâtre
La troupe Attaâssis présentera sa pièce Bus no 3 le 05 mai à Rabat (19H30, Salle Bahnini). Mise en scène par Hassan Aariss, la pièce, écrite par Redouane Hdaddou, est interprétée par Lamyaa Abou, Widad Elgharbaoui, Ahmed El Akel et Jawad Mokhles.


• Livre
Aziz El Ouadie présente et signe son livre Poivre et Sel, version arabe, le vendredi 9 mai à 19h. La rencontre est animée par Saïd Ahid, poète et journaliste et se passe au Carrefour des Livres, sis angle rues des Landes et Vignemale au Maârif, Casablanca.

 

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