| Culture rassemblé par Najlae Benmbarek |
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Des chefs
duvre de la peinture marocaine à Tamuziga
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La galerie Tamuziga du centre commercial Aswak Assalam, à Rabat, abrite jusquau 15 mars une exposition regroupant des chefs-d'uvre rares de la peinture marocaine, sous le thème anthologie éphémère. Cette exposition est à mettre à lactif de Faouzi Chaâbi, responsable du groupe Chaâbi et fondateur des Jamours. Cest dire si lhomme se passionne pour la culture. Passion Pour M.
Chaâbi, «cette exposition est un double hommage: dabord
aux peintres marocains des années 50, 60 et 70, puis au grand collectionneur
quétait Abderrahmane Serghini». En effet, dans cette
exposition, des toiles de Mohamed Kacimi, de Hassan Glaoui, dAjnakane,
de Abdi, de Fatima Hassan, de Yacoubi, de Chaïbia, de Naciri côtoient
celles de Hamidi, de Benâass Baghdad, dIbrahim Jbari, de Mohamed
Melehi, de Chabâa, de Bakkali, Ahardane, Bellamine, Ouardighi, Belcadi,
Mohamed Sarghini, Ikken, Balili, Omar Bouregba, Saâd Cheffaj, Moulah
Ali, Ben Kammou, Miloud et Hamri.
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Le
Fils de Mogador, de David Bensoussan
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| David Bensoussan
revient avec un livre différent de ceux qui font sa spécialité.
Après avoir écrit des ouvrages scientifiques, il nous livre
un travail littéraire paru aux Editions du Lys, tout en rendant hommage
à sa ville natale, Mogador. Cet hommage à Mogador se fait à travers lil dAlain, qui revit ce que sa mémoire a pu retenir de sa ville. Des événements et des impressions en ressortent, marquant la personnalité du personnage. A propos du Fils de Mogador, Asher Knafo commente: «David Bensoussan, auteur de cet excellent livre sur Mogador, navait que dix ans en la quittant. Trop jeune -dira-t-on pour avoir des souvenirs de sa ville ou pour le moins, des souvenirs précis. Et, voulez-vous que je vous le dise? En effet, il nen a pas! Il ne se souvient presque de rien! Mais quand il prend sa plume en main les voilà (les souvenirs) qui rappliquent! ( ) Le Fils de Mogador, qui nest autre que lauteur, vous prend par la main (des fois à la gorge) pour vous emmener dans une promenade virtuelle mais fascinante à travers ce Mogador qui, cinquante ans après, hante toujours ses ressortissants. Le fils de Mogador est une ballade dans la ville qui a marqué les souvenirs de David Bensoussan. Asher Knafo le décrite ainsi: Vous voilà dans le Souk Jdid, buvant avidement les paroles des anciens et prenant parti pour telle ou telle position sur létymologie dun mot dont on navait plus, depuis longtemps, souvenir ou bien, subitement devenus enfants, vous écoutez, sagement assis sur les bancs du Talmud Thora, les cours donnés. Vous visitez tour à tour le Fort portugais, les remparts de la Scala, la Place Publique, la Attara, vous passez par la rue du Consul Koury et vous vous recueillez avec le souvenir de Rbi Mseud Tamsot. Et, si vous êtes fatigués, asseyez-vous gentiment devant loncle Meyer, qui vous donnera une belle leçon dhistoire ou, si vous naimez pas lhistoire, allez donc au chapitre La Ala pour écouter avec ravissement cette belle musique qui prenait ses racines dans lAndalousie. Né à Mogador, lauteur a passé sa jeunesse au Maroc, vécut pendant dix ans en Israël puis sétablit au Canada en 1976 où il obtint un doctorat en génie électronique de l'Université Mc Gill à Montréal. Le Dr David Bensoussan est l'auteur de nombreux volumes didactiques en électronique. L'Histoire et l'archéologie sont sa passion et son passe-temps. A ses moments de loisir, David Bensoussan s'adonne avec passion à ces deux domaines. Cest cette même passion et cet attachement à sa ville natale qui motivent lécriture de ce roman attachant et personnel. |
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Khaïreddine
à lhonneur au printemps des poètes
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Du 10 au
16 mars, Fès et Meknès vivront des journées dinspiration
et de lyrisme grâce au Printemps des Poètes. Organisé
par linstitut français de Fès-Meknès, le Printemps
des Poètes rend hommage à Mohamed Kaïreddine, grand
poète et romancier marocain, décédé en 1995.
Lhommage est plus que bienvenu et le programme est plus qualléchant.
Pierre Reynaud, directeur de linstitut français de Fès
Meknès, explique le choix de Khaïreddine: «En ces périodes
troubles, où planent mondialisation outrancière et conflits
imminents, les poètes restent les garants dune lecture mélodique
de notre monde. Parmi eux, Mohamed Khaïreddine incarne une pensée
et un engagement total, sans concession qui fit de lui le chantre et le
martyr de la libre littérature marocaine». Engagement En ouverture
de cette première édition, une lecture dextraits de
textes de Khaïreddine sera assurée par la talentueuse comédienne
marocaine Salima Benmoumen. Mohamed Kacimi, poète et dramaturge
algérien, fera une lecture en compagnie de Jean-Yves Picq, dramaturge
et poète français, autour du dernier journal de Khaïreddine,
On ne met pas en cage un oiseau pareil, qui sera aussi le thème
dun débat à la faculté de Lettres et des sciences
humaines Moulay Ismaïl de Meknès autour de Lengagement
poétique, engagement politique, le 12 mars. |
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Exposition
à Casablanca des uvres de Mohamed Drissi
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| Il était
temps de rendre hommage à Mohamed Drissi, disparu le 8 janvier 2003
à Paris. Les amis de Drissi prêtent aujourdhui des uvres
de lartiste pour une rétrospective organisée par le
Carrefour des arts, du 28 février au 8 mars. Drissi, né en 1946 à Tétouan et considéré comme lun des peintres les plus originaux de sa génération, a été emporté par une crise cardiaque alors quil arrivait à Paris, en résidence de six mois à la Cité Internationale des Arts. Son projet, lors de ce séjour à la Cité des arts consistait en une série d'installations de pelles qui devaient prendre place en face du Centre Beaubourg. Ironie du sort que de partir sans achever son uvre. Une uvre, reconnaissable entre mille, grâce à ces femmes singulières quil peignait, et à ces couleurs à part quil utilisait. Pour Mouline El Aroussi, l'uvre picturale de Drissi reste inclassable et appartiendrait, toutefois, à un courant qu'on peut qualifier d'expressionniste. La peinture de Mohamed Drissi est peuplée de corps androgynes, des corps qu'il essayait de dépouiller de leur chair pour ne laisser que la peau sur les os, avec des têtes toujours peintes sous forme de masques, laissant le récepteur coincé par ce paradoxe de vouloir rire et d'avoir peur, ajoute-t-il dans un entretien à lagence MAP. Mouline El Aroussi dresse dailleurs un parallèle entre Mohamed Drissi et Modigliani qui, en 1914, peignait des corps mais ne se positionnait ni dans l'impressionnisme qui touchait à sa fin à l'époque, ni dans l'abstrait naissant ni dans le cubisme qui dominait. La sculpture de Mohamed Drissi va dans le même sens. Dans un livre que lui a consacré la maison d'édition le Fennec, paru en 1999, Françoise Devalière écrit: Drissi joue avec le pinceau, avec les formes, avec les matériaux. Il construit, découpe, colle, soude, burine. L'important c'est la forme, celle qui existe et qu'on transforme. Il est tantôt potier, tantôt ferronnier, ciseleur mais aussi taillandier, tanneur, tailleur. Mohamed Drissi avait étudié les beaux Arts dans plusieurs écoles européennes et sessayait à différents matériaux. Tanger était sa ville de prédilection. |
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Festival
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