Ahmed Osman prouve la rectitude de sa gestion financière du RNI
Exemple de transparence

Après avoir prêté le flanc, non sans une certaine amertume, aux critiques venues de certains camarades qui lui doivent presque tout, Ahmed Osman a finalement réagi. A sa manière.

Issam Najati

 

• Ahmed Osman, président du RNI.

 

A ceux qui lui reprochaient d'avoir mal négocié la participation du parti au sein du gouvernement de Driss Jettou, le leader charismatique du Rassemblement national des indépendants (RNI) a démontré qu'il a été mis face à un “fait accompli" qu'il lui était assez difficile, en tant que dirigeant d'une formation soucieuse de l'intérêt suprême du pays, de contester. Mais, contrairement à d'autres leaders politiques marocains, Ahmed Osman n'a pas voulu faire le jeu d'un clan au détriment d’un l'autre au sein du RNI, ni se porter, lui-même, candidat à la ministrabilité.
Aux autres, notamment ceux du groupe parlementaire du RNI, qui mettaient en doute la rectitude de la gestion des fonds du parti, en particulier le soutien accordé par l'Etat au RNI à l'occasion de la dernière campagne électorale, M. Osman a répliqué avec des arguments en béton. Il les a réduits à quia. Lors d'une récente réunion de l'instance exécutive du parti, le président du RNI a présenté à ses camarades un inventaire exhaustif de la finance de cette formation centriste.
Ses recettes et ses dépenses, notamment lors de la campagne électorale. Sur la question du soutien de l'Etat accordé à cette occasion, et qui était à l'origine de tant de supputations et d'allégations gratuites, la “réplique" d'Ahmed Osman était imparable.

Réplique

Le leader du RNI a, d'abord, montré à tous les membres de la direction du parti, la lettre du ministre de l'Intérieur où celui-ci indique le montant de la subvention, avant de présenter un relevé bancaire attestant que la même somme n'a pas encore été entamée.
La subvention est de l'ordre d'un milliard 400 millions de centimes. Une commission formée au sein du bureau politique du RNI, à l'initiative de M. Osman, devrait, incessamment, fixer les critères du partage de cette somme entre les élus du parti et l'ensemble des candidats.
Cette transparence a valu au dirigeant du RNI la reconnaissance même de ses anciens détracteurs.
Dans un acte de repentir, qui trahit un courage politique et surtout une sincérité, qui, il est vrai, n'a jamais été mise en cause, les membres du groupe parlementaire du RNI, ont vite salué “le comportement démocratique et transparent d'Ahmed Osman".
Le communiqué des députés du RNI ne tarit pas non plus d'éloges sur “les initiatives audacieuses" entreprises par le leader du parti. La formation d'Ahmed Osman semble , donc, avoir dépassé le stade de la crise interne. Son dirigeant retrouve l'aura et l'unanimité sur sa personne, dont il a toujours bénéficié.
M. Osman, ce qui n'est pas le moins important, donne, enfin, un exemple de transparence dans la gestion de la chose partisane que ses pairs, au Maroc, gagneraient à suivre.


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