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Maroc Hebdo International : Est-ce que vous confirmez votre démission
de votre parti des Forces Citoyennes ?
- Jalil Benabbess Taarji: Il faut préciser que la démission
collective des 10 a été remise au Président
du Parti le 9 courant. Nous avions -à ce stade là- démissionné
de tous nos mandats respectifs (Comité Exécutif, Présidences
Régionales et Conseil National). Nous restions membres ordinaire
du Parti. Aujourd'hui, je démissionne également du Parti.
MHI: Qu'est-ce qui vous a amenés, vous et les 9 autres
membres du bureau exécutif du parti, à vous résigner
à ce choix?
- Jalil Benabbess Taarji: L'irrespect grandissant et caractérisé
des Statuts par le Président. Une tendance accrue à la paranoïa
(au lieu et place d'une auto-critique) et un manque flagrant de maturité
et de leadership politique. Plus un ensemble d'autres erreurs ou manquements.
La liste peut être plus longue, mais comme il s'agit de fermer une
parenthèse, je ne souhaite pas aller trop loin.
MHI: Pourquoi remettez-vous en cause aujourd'hui les problèmes
internes de votre parti sur la scène publique?
- Jalil Benabbess Taarji: Parce qu'au lieu d'une réponse politique
à un geste politique de mécontentement (la démission
collective), le Président m'a convoqué devant le Conseil
de discipline de F.C! C'est irresponsable et immature. Notre différend
ne peut donc plus être contenu en interne contrairement à
notre intention initiale; ce que nous regrettons tous. Dans d'autres structures
le leader aurait tout fait pour rassembler et prendre de la hauteur.
Chez FC on joue trop les uns contre les autres, c'est malsain sur le long
terme.
MHI: Est-ce que ces départs n'annoncent pas léclatement
de FC, voire sa disparition ?
- Jalil Benabbess Taarji: Nous avons tout fait pour éviter une
telle décision qui couvait depuis plusieurs semaines pour certains
d'entre nous! N'étant plus membre de FC, le jour de la publication
de cette intervention, je ne me prononcerai plus sur la suite des événements
si ce n'est pour dire que FC dispose de la meilleure plate-forme politique
à ce jour pour notre pays. Le Maroc a besoin plus que jamais d'un
Parti libéral, moderniste et social.
MHI: Vous ne pensez pas que lexpérience des nouveaux
partis politiques a vite montré ses limites ?
- Jalil Benabbess Taarji: Je serai plus nuancé. Il y a 2 phénomènes
qui ont coïncidé pour nous rendre la vie et l'éclosion
difficiles" : d'une part l'émergence d'un courant rétrograde
qui ne lit notre belle religion que dans le rétroviseur et, d'autre
part, le manque d'expérience, voire de maturité dans certains
cas. Dans un autre contexte, l'avenir et le présent de ces expériences
auraient été bien différents. En tout état
de cause, leurs raisons d'être sont toujours d'actualité
!
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