|
Magnifique
ouvrage que cette mosquée ouverte au public le 15 novembre à
Kénitra dans le quartier Bir Rami Est. La mosquée dédiée
à la grandeur du créateur et qui porte le nom du mécène
Sidi Mchiche Alami est un véritable joyau architectural.
Il a fallu près dune décennie à cet amoureux
du patrimoine islamo-arabe quest le docteur Mustapha Mchiche Alami
pour fignoler cet édifice religieux . Séduit par la passion
qui anime les chercheurs, soucieux de préserver notre patrimoine
culturel, le docteur sest déplacé à plusieurs
reprises en Andalousie pour sinspirer des fresques de la mosquée
dAl Hambra ou de celle encore plus magnifique de Grenade.
Le minaret est une petite merveille, combinant le style de la Koutoubia
à des fresques tirées de la tour Hassan, on retrouve également
des motifs de style andalou. La décoration extérieure des
différentes faces qui le composent varie et alterne arcs festonnés,
peintures florales et entrelacs sculptés.
La grande porte de la mosquée est ornée de motifs floraux
stylisés dans le plus pur genre islamique avec un grand foisonnement
de détails décoratifs. L'orientation centrale"
des motifs, qui convergent dans une sorte de perspective vers le foyer
de l'arc de la porte et le bandeau à motifs et mosaïques qui
équilibre la façade. Un immense coran sculpté dans
une plaque de zellige accueille les fidèles sur le parvis de la
mosquée. Un parvis qui donne laccès à un patio
entouré de grille en fer forgé noir. Au centre du patio,
une fontaine où leau ruissèle continuellement, rompant
la sérénité de cet espace sacré.
Harmonie
Quand le
fidèle pénètre à lintérieur de
la mosquée, il est accueilli par la chaleur du bois et un jeu de
lumière savamment tamisée. Les versets du Coran surplombant
le mihrab sont gravés sur des plaques de verre blanc. Ces motifs
ont été inspirés de lart ottoman encore en
vigueur dans certaines mosquées turques.
Véritable chef dorchestre de cette fourmilière dartisans,
de sculpteurs, darchitectes, Mchiche a dû souvent refaire,
reconstruire, remettre en harmonie tel motif, tel décor en plâtre,
telle fenêtre en bois pour que le tout soit en harmonie. Le résultat
est assez impressionnant.
On peut se perdre définitivement dans ces détails comme
dans un espace infini, découvrant sans cesse les secrets de lart
musulman qui soutendent l'oeuvre, dans un hommage répété
à l'unicité parfaite de Dieu.o
A.E.A.
|
|
Nizar Al
Nakeeb ne s'endort pas sur ses lauriers. Le grand mécène
et bienfaiteur irakien, qui réside à Tanger depuis 1980,
a pris en charge, tout au long de ce ramadan, 2000 familles nécessiteuses
dans la ville du Détroit. Grâce à M. Al Nakkeb, chacune
de ces familles a bénéficié, durant le mois sacré,
d'un repas de Ftour" gratuit.
Fourni tous les jours, ce repas comprenait 20 kg de farine, 4 kg de sucre,
2 kg de dattes, 4 litres de huile végétale, 500 g de café,
500 g de thé vert, 800 g de lait-poudre Nido, 2 Kg de fromage.
Cette initiative caritative n'est pas nouvelle. Il en est, ainsi, depuis
années. A chaque ramadan, nombre des familles démunies de
Tanger sont invitées à la Maeda" du bienfaiteur
irakien. L'homme finance également plusieurs maisons de bienfaisance
dans la ville du détroit et prend souvent en charge le coût
d'opérations médicales subies par les laissés pour
compte. Président d'honneur de l'Association marocaine des uvres
du cur, Nizar Al Nakeeb avait déjà, au début
des années 90, octroyé au Maroc la première salle
d'opérations à cur ouvert au Royaume, installée
dans l'hôpital Avicenne à Rabat, qui lui avait coûté
la bagatelle d'un million de dollars. Issu de la plus illustre famille
des Chorfas en Irak, Nizar Al Nakeeb est un homme pieux et charitable.
Retour
|