|
Ramadan
et la baisse de productivité
|
|
Au Maroc, comme dans tous les pays musulmans, le Ramadan est symbole de paresse, de relâchement et dinaction. Lactivité économique, tout secteurs confondus excepté celui de lalimentaire, stagne, sinon recule dune manière vertigineuse. Durant la journée, toutes les activités ralentissent. Ceux qui peuvent se le permettre se réveillent aussi tard que possible. La somnolence dévaste la rue et les lieux de travail. Dans les bureaux, les femmes souvent vêtus de djellabas présentent des visages pâles, dont la lividité est accentuée par le manque de sommeil. Le maquillage, même élémentaire, frappe par sa rareté. Observation du jeûne oblige, seule léconomie du ventre échappe à la torpeur ritualisée et tolérée. Constat Le mois de Ramadan est aussi un mois de gaspillage. Bien qu'il soit un mois de jeûne, le musulman dépense en nourriture dans ce mois bien plus que dans d'autres mois de l'année. Bien plus grave, disent les moins optimistes, le mois sacré est un frein au développement de l'économie nationale du fait que le jeûne n'est pas propice au travail. Le constat est tel quon affirme sur un ton de plaisanterie que le mois sacré connaît une double migration, lune vers La Mecque, lautre vers Paris. De même, la plupart des pays musulmans ont réduit les horaires de travail et de scolarisation pendant ce mois sacré. Et en absence dune étude chiffrée sur limpact du mois de Ramadan sur lactivité économique au Maroc, les spécialistes du milieu de travail montent au créneau et brossent un tableau plutôt négatif. Ils évaluent le manque à gagner de léconomie nationale à plus de 20 %. Un chiffre révélateur de la baisse importante de la productivité de certains secteurs-clés de léconomie nationale. Au fait, il sagit là dune chute de production consécutive à une baisse considérable de productivité. Les secteurs les plus touchés, selon les mêmes sources, sont lindustrie (métallurgique, métallique et électrique), lagriculture et dans une moindre mesure les services. Pour les autres secteurs, tel lhabillement ou lalimentation, cest plutôt linverse. La reprise est de mise et un coup de fouet est donné à la productivité en la matière. Cest le mois de la consommation par excellence. Le ramadan, mois de la surconsommation de lhospitalité, valorise plus que jamais le zèle culinaire et lardeur ménagère. Même les militantes islamistes, qui protestent contre limportance prise par lestomac au préjudice de la spiritualité, sont contraintes à assumer leur rôle dans la cuisine au détriment de la mosquée.
|
| Retour |