Banque Commerciale du Maroc réalise un total bilan de 46,9 milliards de DH
La banque de tous les défis

Les grands hommes, comme Abdelaziz Alami, s’en vont et les années
s’égrènent, mais la raison d’être de la Banque Commerciale du Maroc (BCM) demeure; immuable et sereine: servir son client.

Seddik Mouaffak

 

• Abdelaziz Alami.

 

Hier avec la banque classique, aujourd’hui avec la banque d’affaires et la banque offshore, la BCM, que le banquier poète orchestra avec art, a toujours su anticiper et diversifier ses activités et s’adapter à un environnement en changement perpétuel pour se hisser au premier rang des institutions financières du Royaume. Au-delà du fait qu’elle se distingue par la bonne santé de ses indicateurs financiers, avec un total bilan de 46,9 milliards de dirhams et une rentabilité des fonds propres de 16,9%, la BCM c’est, avant tout, une culture du défi. Une culture, qu’un homme visionnaire a toujours voulu et su faire partager chaque jour avec les femmes et les hommes, “jeunes et toujours jeunes", comme il aimait toujours le répéter, de la BCM.
Une culture marquée par une forte tendance à l’innovation. Innovation aussi bien dans le système d’organisation et d’information que dans le marketing, en passant par la création de nouveaux produits et services.

Filiales

Ainsi, tout en continuant à développer un réseau d’exploitation commerciale dense, la BCM n’a pas manqué de se lancer très tôt dans les nouveaux métiers de la banque. Son département d’ingénierie financière a été un précurseur des métiers de conseil et de “corporate finance”. La BCM n’a pas hésité, dans la deuxième moitié des années 90, à prendre des participations dans des sociétés financières. C’est dans ce sens qu’elle a accompagné le développement de la banque d’affaires Casablanca Finance Group (CFG) ou encore Maghrebail, dans le leasing. Par ailleurs, la BCM s’est lancée dans une politique de filialisation tous azimuts. D’abord, la filialisation de l’intermédiation en bourse, à travers Attijari Intermédiation. Dans un second temps, elle a créé deux autres filiales, Attijari Management et Attijari Gestion, spécialisées dans la gestion d’actifs pour compte des tiers (SICAV,FCP). Elle a créé aussi, Attijari Immobilier, Attijari Cetelem et une banque d’affaires, Attijari Finances Corps (AFC), pour intervenir sur les marchés de capitaux. Avec AFC, le pôle de banques d’affaires est aujourd’hui opérationnel à plein régime.

Stratégie

Ainsi, tenant compte d’un environnement en pleine métamorphose, les dirigeants de la BCM, et à leur tête Abdelaziz Alami, ont opté pour une stratégie dont les grands axes sont la mise en œuvre de systèmes d’informations et de contrôle de gestion analytiques, une consolidation des acquis par des fonds propres consistants, une grande transparence des prix, des services bancaires, sans oublier une meilleure information du public et une bonne formation du personnel
Un personnel jeune et moins jeune à qui le banquier poète a su insuffler le goût du travail bien fait et faire partager d’autres valeurs.
Parmi ces valeurs, le banquier doit être exigeant d’abord avec lui-même et se défier de toute autosatisfaction. Il doit surtout écouter le client, provoquer son jugement et même susciter ses critiques. “Rester proche", aussi bien des clients au Maroc que de ceux de l’étranger, telle est la devise de ce banquier de talent qu’est Abdelaziz Alami .Grâce à lui et à certains de ses proches collaborateurs, la BCM dispose aujourd’hui d’un réseau international de clients, qui essaime dans une zone géographique élargie dépassant les frontières européennes. Implantées en Europe depuis le début des années 90, les succursales de la BCM à Paris et à Bruxelles, et les représentations commerciales de Madrid, Milan et Barcelone, ont atteint aujourd’hui la maturité dans leur activité. Bénéficiant d’équipes professionnelles et compétentes et d’une logistique à l’heure des mutations technologiques, le réseau à l’étranger est une référence pour tout opérateur étranger et marocain désirant développer le courant d’affaires entre notre pays et le reste du monde.

Mondialisation

Forte de ses choix stratégiques, aussi bien au niveau national qu’international, et, grâce à sa culture d’innovation, la banque de Abelaziz Alami n’a pas trouvé de difficultés majeures pour entrer de plain-pied, avec son service de banque en ligne, @ttijarinet, dans le nouveau millénaire. Millénaire placé sous le signe de la mondialisation des échanges et du développement des nouvelles technologies de l’information.
Avec de tels atouts, la BCM est plus armée que jamais pour jouer un rôle de premier plan dans la recomposition à venir du secteur bancaire. Ayant absorbé la SBC, la BCM est appelée -comme les autres institutions financières qui composent ce qu’on appelle, désormais, le cartel des 7- à se préparer sérieusement à la vague de concentration qui ne manquera pas de bouleverser le marché marocain.
Pour faire face à ce nouveau défi et à d’autres, le nouveau dirigeant choisi pour présider aux destinées de la première banque privée du Royaume aura besoin de toute la compétence, l’abnégation et surtout de l’humilité d’un banquier de la trempe de Abdelaziz Alami. Le créateur de la fondation Actua, qui a accompagné le développement de la BCM, est resté, tout au long de sa vie professionnelle, cet humaniste soucieux non seulement des arts mais aussi du social et de l’environnement.


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