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La construction
de studios cinématographiques se développe
Maroc: destination cinéma
Pour Debbouze,
cest évident. Il y a dabord la lumière, exceptionnelle.
Il y a ensuite les paysages naturels, variés. Montagnes, déserts,
plages, tout est à proximité.
Najlae Benmbarek
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Le Maroc
peut se vanter dattirer les investissements dans le domaine du cinéma.
Après lannonce de la construction à Ouarzazate dun
studio qui accueillera le tournage dAlexandre le Grand, cest
au tour de Marrakech dabriter la construction de studios qui porteront
le nom de Studios Cinématographiques de Marrakech (SCM).
Lannonce a été faire lors de la deuxième édition
du festival international du film de Marrakech, par le comédien
franco-marocain Jamel Debbouze. Les partenaires de Debbouze pour ce projet
ne sont pas des inconnus. Il sagit de Serge Bergudo, ancien ministre
du tourisme du Maroc et grande figure de la communauté juive locale,
et Alex Berger, producteur franco-américain. Mais pourquoi le Maroc
et pourquoi Marrakech? Pour Debbouze, cest évident. Il y
a dabord la lumière, exceptionnelle. Il y a ensuite les paysages
naturels, variés. Montagnes, déserts, plages, tout est à
proximité. La ville dispose aussi dinfrastructures complètes
au niveau du transport, des communications et de lhébergement.
Debbouze est également convaincu que toutes les compétences
nécessaires sont disponibles sur place.
Les studios
seront construits à 14 kilomètres au sud de Marrakech, sur
une surface de 30 hectares. Dici à 2004, quatre studios de
500 à 2 000 mètres carrés seront construits. Mais
ce nest pas tout. Des décors extérieurs permanents,
des salles de montage, de maintenance, des ateliers de fabrication de
décors et accessoires, un centre de stockage des films et une salle
de projection complèteront les équipements. Les SCM accueilleront
aussi bien des tournages de films que des séries, des jeux télévisés
ou encore des productions musicales. Selon Jamel Debbouze, l'exploitation
pourrait démarrer en septembre 2003 avec une première grande
production. On ne sait toujours pas de laquelle il sagit.
A côté des studios, Serge Berdugo a annoncé la création
d'une école internationale de cinéma qui, dans un
premier temps, sera un centre professionnel d'apprentissage des techniques
de base du cinéma". Mais les promoteurs du projet nen
disent pas plus. Le tour de table nest pas précisé
non plus, mais il est certain que plusieurs sociétés auront
leur part aux studios, comme Transpalux, déjà associée
au projet, une société qui fournit des produits et services
pour les professionnels du domaine.
Finance
Du côté
de Ouarzazate, la construction dun énorme studio commencera
en octobre pour abriter en 2004 le tournage d'Alexandre le Grand, que
doit réaliser laustralien Baz Luhrman, réalisateur
de Moulin Rouge. Les travaux de construction vont durer six mois et employer
300 à 400 personnes. Cest le producteur italien Dino De Laurentiis
qui va financer la construction de ce studio, qui devrait être prêt
en mai.
Ces deux studios à Marrakech et à Ouarzazate viennent sajouter
aux deux déjà existants : les studios Atlas de Ouarzazate,
appartenant à Mohamed Belaghmi et les studios MPS de Sarim Fassi-Fihri,
par ailleurs président de la Chambre Marocaine des Producteurs
de Films (CMPF). A noter aussi, lexistence dun petit studio
au complexe artisanal de Ouarzazate, dédié aux tournages
des intérieurs des églises, comme cest le cas aujourdhui
avec le tournage de Lenfant de Bethlehem dUmberto Marini.
Les autres studios ne devraient pas chômer dailleurs, puisque
plusieurs projets sont en chantier. Si Ridley Scott , réalisateur
de Gladiator et de Black Hawk Down, tournés tous deux au Maroc,
a reporté son projet de tournage de Tripoli pour raisons personnelles,
dautres tournages sont à venir, notamment L'Exorciste III,
dont le tournage commencera vers le 11 novembre 2002 et le deuxième
long métrage de l'acteur français Edouard Baer, le scribe
d'Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre.
Ce nest pas tout. On annonce également le tournage dun
film épique sur la guerre de Troie au Maroc, en Grande-Bretagne
et à Malte par le réalisateur Wolfgang Petersen.
Cette superproduction, intitulée Troy, sera financée par
la maison américaine de production de films "Warner Bros.
Pictures et Village Roadshow Pictures". Le tournage du film commencera
le printemps prochain mais il ne sortira sur les écrans quen
2004. Ces tournages sont de bon augure pour le Maroc. Les retombées
socio-économiques ne sont pas négligeables. Le pays ambitionne
de se positionner comme une terre daccueil du cinéma mondial.
Le potentiel est là. Le Maroc a tout les atouts faire du cinéma
une source de création de richesses, qui profitera à tous.
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Les
sous du cinéma
La construction
de studios est une véritable aubaine. Les tournages rapportent
une somme considérable.
Mais les investissements dans la région ne sont rien face au nombre
des personnes employées par lindustrie cinématographique.
Dans une région comme celle de Ouarzazate, où il ny
a ni agriculture, ni industrie, les jeunes attendent les tournages pour
se faire un peu dargent.
On se souvient du tournage de Black Hawk Down de Ridley Scott qui avait
mobilisé des centaines de jeunes désuvrés du
quartier de Sidi Moussa à Salé. En fait, chaque tournage
emploie obligatoirement des centaines, voire des milliers de personnes
sur place: plâtriers, ferronniers, menuisiers
mais aussi, et
surtout, des comédiens et des figurants.
Ainsi, lannée dernière, 13 040 personnes avaient travaillé
dans la figuration et 719 dans le technique, sans oublier 233 interprètes.
Lannée 1998 avait employé quant à elle 557
techniciens, 254 interprètes et 22 953 figurants.
Lancée
Lannée 2002 sannonce bonne aussi. Les 6 long-métrages
étrangers qui ont été tournés au Maroc au
premier semestre de cette année représentent une somme de
plus de 10 millions de dollars investis.
Pas moins de 4800 figurants y ont participé, et 720 techniciens
marocains ont travaillé sur les plateaux.
Ceci sans compter les tournages de courts-métrages, démissions,
de clips vidéos et de spots et reportages. On espère que
cette année continuera dans la lancée de lannée
dernière, qui a rapporté quelques 352 millions de dollars,
nette évolution donc par rapport à 1998 où les tournages
de long-métrages étrangers navaient rapporté
que 51 millions de dollars.
Un tournage, cest également une équipe de centaines
de personnes qui vont loger et se restaurer sur place. Léquipe
vient souvent en repérage avant de commencer le tournage.
La RAM quant à elle offre d'importantes remises sur le transport
aérien des biens et des personnes.
Les producteurs étrangers ont trouvé au Maroc des facilités
financière, des paysages variés, un climat idéal
et une main duvre disponible. Alors, Maroc, prochaine Hollywood
?
N.B.B.
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