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Le bilan
dressé le 22 juillet 2002 par les membres de la Mission féminine
internationale pour la paix, lors de la conférence de presse tenue
au complexe culturel Mohamed Zafzaf à Casablanca est mitigé.
Cette mission avait effectué une visite dans les camps palestiniens
en Jordanie, au Liban et une autre dans les territoires occupés
entre le 21 et le 30 juin 2002.
À cause des tracasseries de ladministration de lEtat
hébreu, les défenseurs de la paix dans cette partie du globe
nont pas été autorisés à visiter les
territoires occupés et à rencontrer les dirigeants palestiniens,
à leur tête le président Yasser Arafat.
Faisant contre mauvaise fortune bon cur, la mission féminine
internationale pour la paix a eu la judicieuse idée de se séparer
en deux groupes. Le premier international composé de femmes canadiennes,
françaises, italiennes, chiliennes et vietnamiennes a pu visiter
les territoires occupés. Cette délégation a pu récolter
des témoignages, des documents qui attestent du massacre continuel
du peuple palestinien. Le crime étant devenu une raison dÉtat
pour Israël. Un État terroriste qui ne rechigne pas à
recourir à des pratiques nazies comme la détention arbitraire,
les représailles contre la population civile, la politique de la
terre brûlée, la discrimination, lisolement, etc.
Représailles
Lautre
groupe sest, quant à lui, rendu dans les camps palestiniens
au Liban et en Jordanie. Au Liban, et rien que dans la capitale libanaise,
il nexiste pas moins de 20 camps dont 8 ne sont pas reconnus par
l'agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA).
Selon la journaliste Salma Bamhaoud, membre de cette délégation,
les réfugiés ne sont pas autorisés à exercer
70 métiers et quand bien même ils travaillent, cest
au noir. Vivant dans une situation de précarité extrême,
les réfugiés ne disposent même pas de documents administratifs,
encore moins dun accès au logement. À cela sajoute
la diminution des subventions venant de lUNRWA, de lUnion
européenne, de lOrganisation de Libération de la Palestine
(OLP) et dautres pays européens après la signature
des accords dOslo.
Dans la capitale jordanienne Amman, les camps se chiffrent à 15
dont seulement 10 sont reconnus par lUNRWA, assure la mission. Le
même topo dressé au Liban concernant les aides se retrouve
en Jordanie.
Contrairement au Liban, la Jordanie donne aux réfugiés les
mêmes droits quaux Jordaniens malgré une marginalisation
sur la scène politique.
Difficultés
Selon la
mission, la Jordanie essaie également daliéner leur
droit au retour en Palestine car ils constituent 70% de la population.
En cas de retour massif, léconomie jordanienne paierait le
prix fort.
La mission a, par ailleurs, déploré les difficultés
créées par les autorités jordaniennes et libanaises
qui ont quelque peu entravé la bonne marche des visites. Ce qui
na pas empêché les membres de la mission de rencontrer
des potentialités féminines, le Conseil national palestinien,
le Forum Al Qods et les associations féminines palestiniennes.
La mission, devant le refus des Jordaniens dautoriser un sit-in
devant les frontières jordano-palestiniennes, en a organisé
un autre, symbolique, sur les rives de la mer Rouge en face des camps
de Haïfa. La solidarité na jamais eu de frontières.
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Cest
fait. Ce qui nétait au début quune initiative
des jeunes générations issues de limmigration, regroupées
dans lassociation Maillage- Nouvelles générations
en faveur du pays dorigine, sest transformé en un vaste
mouvement citoyen. La création le 23 juillet 2002 du réseau
Maillage-Maroc par plusieurs associations de quartiers au
Maroc atteste dun élan solidaire certain chez les jeunes.
Un élan qui fait cruellement défaut aux formations politiques.
À lorigine, il y eut la rencontre entre jeunes beurs de Maillage
Nouvelles générations avec ceux des quartiers défavorisés.
De ce contact émergea une conscience qui se résume laconiquement
dans «on nest jamais mieux servi que par soi-même».
Aussi, et dans plusieurs quartiers populaires de Casablanca, Rabat et
Salé on assiste à la création dassociations
des jeunes du quartier. «Initiative urbaine» à Hay
Mohammadi, «Chabab» à Ben Abid, «Godzela»
à Maârif, «Mostaqbal» à Derb Sultan, «Amal
Salé» à Hay Essalam et «Carrefour jeunesse»
à Aïn Sebaâ sont les têtes de ponts dun
élan solidaire qui senracine au fil du temps.
Prenant exemple sur leurs frères beurs, les jeunes de ces quartiers
ont décidé de continuer le tissage dactions communes
avec la jeunesse marocaine en France, en créant le réseau
Maillage-Maroc. «Un réseau de jeunes solidaires décidés
à prendre en main leur destin et à uvrer pour le mieux-vivre,
le mieux-être de la jeunesse marocaine et agir de façon concrète
sur le terrain, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed
VI», déclare Ahmed Ghayet, président de Maillage-Nouvelles
générations.
Objectif annoncé: poursuivre et enrichir le travail éducatif,
civique, culturel et social en direction de la jeunesse des quartiers
populaires ainsi que le «tissage d'actions communes avec la jeunesse
marocaine de France».
A.D.A
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