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Le cinéma
marocain sintéresse aux années de plomb Le cinéma
marocain sort du néo-réalisme pour entamer une nouvelle
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Lair
du temps au cinéma marocain est-il à la recherche des traces
des années de plomb au Maroc? Au vu des projets cinématographiques
qui ont été réalisés ou de ceux en cours de
gestation, la réponse est affirmative. Sensibilités Demblée
il faut noter que tous ces projets suscitent un intérêt particulier.
Le passage de la littérature à la fiction est attendu au
tournant. Le syndrome Tahar Benjelloun, trop médiatisé à
son époque, pèse de tout son poids sur la vague damélioration
des performances du cinéma marocain. Révolution culturelle,
engagement, sensibilité artistique ou simple opération commerciale?
Des questions somme toute légitimes, partagées aussi par
des réalisateurs qui sattaquent à une thématique
historiquement sensible. Sinformer et informer est déjà
un premier pas vers lengagement, soulignent en sus quelques réalisateurs
marocains. Sils se sont intéressés au sujet cest
avant tout parce quils se sont senti touchés par les histoires
et les témoignages bouleversants qui abondent dans
tous les ouvrages publiés sur cette période et quils
ont choisi de réaliser sous forme de films. Cela dit, il
y a risque de nous enliser encore une fois dans une thématique
à laquelle tout le monde voudra toucher. Adaptation Pour le
réalisateur, lapproche ne peut être quatemporelle.
Le cinéma na pas la prétention de restituer
lhistoire. Il faut plusieurs films pour éclairer cette zone
dombre de notre passé. La synthèse de cette période
se fera sur cinq à dix ans. Une sorte de sonde qui mesurerait la
profondeur de la plaie. Parti de ce constat, le réalisateur
de Soif et Femme et femmes a passé en revue,
pendant une année tous les ouvrages écrits sur cette étape
de notre histoire. Pour compléter, il a adressé un questionnaire
à lintention des prisonniers et de leurs familles pour collecter
le maximum dinformations. Finie cette démarche, il fallait
choisir la meilleure approche. Interrogations Son scénario
se veut surtout un questionnement profond de la mémoire de tous
les gens emprisonnés. Je suis en plein dans la réalité
tout en respectant le monde de la fiction, sa part de fantaisie, sa magie
Jessaye dinterroger la mémoire de ces gens: qui les
a accompagnés, leur a fait défaut, ou tout simplement qui
a été banni par ses propres personnes? En dautres
termes, le réalisateur veut imaginer linimaginable.
Avec moins da priori négatifs sur leur cinéma, les
Marocains peuvent sattendre à vivre une nouvelle ère
de leur production cinématographique.
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Promesses démotion Après
La Chambre noire quil a sorti, il y a deux ans, Jaouad
Mdidech a écrit la première version du scénario
de son ouvrage qui sera adapté au cinéma par Hassan Benjelloun.
Un premier essai émouvant qui a déjà décroché
une subvention étrangère de lordre de 125 000 euros.
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