Culture rassemblé par Mahjoub Haguig


Troisième édition de Tanjazz
Ça jazz dans les ruelles de Tanger

 

• Jazz et charme à la Mandoubiyya.

 

La rentrée musicale à Tanger sera fêtée au rythme de mélodies jazzy: jazz de la rue, parades, concerts grand public, soirées privées… Le pari est maintenu et le concept de l’année dernière est de nouveau reconduit.
La fondation Lorin, présidée par Philipe Lorin, et d’autres amoureux de la ville se sont lancé dans une belle aventure musicale ouverte sur le monde. Le premier, grand publicitaire français, s’est attelé depuis 1994, date de création de sa Fondation, à la conservation de la mémoire de la ville et le soutien aux démunis. En 2000, Philipe Lorin s’est tourné vers la promotion et la valorisation de la ville où il s’est installé depuis quelques années. Très vite un festival dédié au jazz s’est imposé au mécène.

Ambition

Rejoint par d’autres amis et bénévoles, Philipe Lorin a pu offrir à Tanger le premier festival international de jazz. Rien à dire, petit à petit, l’événement glane de nouveaux points qui le hissent au rang des grandes manifestations artistiques initiées un peu partout dans le monde.
Le but premier de Tanjazz est de plonger les habitants et les résidents de la ville dans l’ambiance du festival en ouvrant ce dernier sur son environnement. Kermesse novatrice qui tire son originalité de ses camionnettes multicolores qui sillonnent les grandes artères de la perle du Détroit et de ces concerts improvisés qui font le bonheur des professionnels, des mélomanes et des néophytes.
Une démarche somme toute ambitieuse, qui s’incruste petit à petit dans les habitudes inamovibles des Tangerois. Cet esprit d’animation et de promotion de la ville est rehaussé par la dimension internationale du festival qui conte l’histoire passionnante et passionnée des lieux et aspire à la relance de l’image d’une ville longtemps prisée pour son cachet à la fois authentique et moderne.
Cette ambition d’ouverture sur le monde est de nouveau reconduite et renforcée à l’occasion de la troisième saison consécutive du festival. Le programme 2002 présente des fidèles du festival, de grosses pointures du jazz et de nouvelles formations jeunes et modernes. Randy Weston, fidèle fan de la ville et grand absent de l’année dernière, a confirmé sa présence. En retour, Tanjazz réservera au grand pianiste un hommage pour l’ensemble de sa carrière. À côté de ce monstre du jazz, on retrouvera une autre grosse pointure nommée David Linx qui se produira au côté de Diedrik Wissels quartet. Le Belge cosmopolite, pianiste, flûtiste, batteur, enchantera certainement un public déjà fasciné par son long parcours artistique.
The Swing Messengers, fidèles du festival, seront de nouveau présents, cette fois-ci aux côtés de Ronald Baker, trompettiste confirmé.
Autres invités du festival, les Papas Stomper, Linda Loo, Jaleo, Louis Winsberg, Jean Pierre Como trio, The Jazz Pudlers, USA Jazz Ambassadeurs, Jean Pierre Mas Trio, Big Band … Tout ce beau monde aura pour principale tâche le renouvellement du succès de l’année dernière et pourquoi pas la signature d’une nouvelle page d’un jeune festival qui s’est positionné dans le calendrier des grands rendez-vous de Jazz un peu partout dans le monde.


8ème édition du festival du cinéma africain de Khouribga
Le miroir de l'Afrique

 

Après plus d’un quart de siècle d’existence, l’idée est née en 1977, le Festival du Cinéma Africain de Khouribga (FCAK) fera peau neuve à partir de la neuvième édition. À partir de 2003, le FCAK sera organisé chaque année, tant l’événement a gagné en maturité et en audience. Peut-être aussi que les responsables veulent récupérer le temps perdu, puisqu’en 25 années d’existence, seules huit éditions ont vu le jour.
Pour cette année, la huitième édition, prévue du 14 au 21 juillet, reconduit le concept initial qui voulait faire de ce festival une plate-forme pour la découverte et la promotion du cinéma tiers-mondiste.
Compétition
Pour preuve, dix-sept films sont programmés, représentant 15 pays africains, et entreront en compétition pour décrocher le grand prix du festival (70 000dh) ou ravir les autres distinctions récompensant la meilleure réalisation, le meilleur scénario, le prix du jury, la musique, le premier rôle masculin, le premier rôle féminin…Le tout sous le regard attentif d’un jury qui comprend Leila B.Chaouni, Amar Laskri, Jack Bihanzin, Gérard le Chêne, Hicham Nahhas et Abdoulay Escofare et qui est présidé par l’écrivain marocain Mohamed Berrada.

Rétrospective

La liste des films en compétition donne à voir des fictions signées par des réalisateurs qui ont fait leur preuve en Afrique subsaharienne et en Afrique du Nord. Sans oublier les deux réalisateurs marocains présents en compétition officielle: Saâd Chraïbi (Soif) et Kamal Kamal (Taïf Nizar). On regrettera l’absence de “Cheval de vent” de Daoud Oulad Sayad qui a préféré participer au festival de Rabat, compétition internationale du film.
Les festivaliers pourront découvrir une programmation de courts-métrages et de films en vidéo qui sera projetée en marge de la compétition officielle. Autre grand rendez-vous, la rétrospective du cinéma allemand, ainsi que l’hommage réservé à Tahar Chriaa et Yves Badara Diange.


• Prix
Le samedi 8 juin 2002 à l’université Al Akhawayn, l’Ambassadeur de Grande-Bretagne a annoncé les gagnants du concours de dissertation et il a procédé à la remise des prix en la présence du Président, du Chancelier et du Conseil d’Administration de l’Université. Les gagnants sont les suivants :
-Imane Slaoui : un stage de six semaines auprès de Trade Partners UK à Londres, un billet aller-retour offert par British Airways et de l’argent de poche offert par Shell, MCI Tours et la British Arab Commercial Bank.
-Younes Benchekroun: un stage auprès de British Airways à Casablanca.
-Es-Seddiq Wafae: un stage au consulat Général de Grande-Bretagne à Casablanca.


• Parution
Le Centre d’Écoute et d’Orientation Juridique et Psychologique pour Femmes agressées de Casablanca, l’Association S.O.S Femmes en Détresse d’Alger et l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates de Tunis ont fait une analyse de l’expérience maghrébine en matière des violences subies par les femmes dans leurs pays respectifs, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Le résultat est un document de référence, édité chez les éditions Le Fennec, sous l’intitulé : “Casablanca, Alger, Tunis, femmes unies contre la violence”.


• Mémoire
“La Place Mohammed V à Paris, c'est la mémoire de l'artisan de l'indépendance du Maroc qu'on honore” a déclaré Bertrand Delanoë, le maire de Paris. Le conseil de la capitale française a attribué, en hommage à feu SM Mohammed V, la dénomination Place Mohammed V à l'esplanade située dans le Vè arrondissement entre l'Institut du monde arabe et la cathédrale Notre Dame de Paris. “Le roi Mohammed V tient une place privilégiée dans l'histoire du Maroc”.


• Portraits
L’institut français de Casablanca accueille depuis le 4 juillet une installation de photos de Hassan Darsi, sous l’intitulé : “Portraits de familles : Visages casablancais”. “ Hassan Darsi revisite le très classique “Portrait de famille" avec un travail en apparence photographique et investit, le temps d’une prise de vue, un studio de photographie du Maârif. Les familles, de diverses nationalités et vivant à Casablanca, qui sont venues poser devant l’objectif du photographe - sous le regard de l’artiste - ont apporté un objet personnel choisi de façon consensuelle. Jusqu’au 25 juillet 2002 au Hall de l'Institut.

 

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