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Disparitions
forcées au Maroc
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Ceux qui
sélèvent contre limpunité dont continuent
de jouir, au Maroc, les responsables des graves violations des droits
de lhomme, commises, pendant les années de plomb",
viennent de gagner un allié de taille. Amnesty International (AI),
après bien des hésitations a finalement décidé
de se charger du dossier. À cet effet, elle vient de dépêcher,
au Maroc, une mission dinvestigation sur ce volet. Investigation Mais létape
la plus délicate de la mission semble avoir été celle
du Sahara où les deux enquêteurs dAI ont séjourné
du 28 juin au 5 juillet 2002. Nous étions, certes, étroitement
surveillés par les agents de sécurité marocains,
mais à aucun moment notre investigation na été
entravée", indique Sarah Hammoud qui affirme avoir rencontré
les figures de proue de la section saharienne du Forum Vérité
et Justice (FVJ) et recueilli, avec son collègue, les témoignages
des dizaines de familles sahraouies éplorées par lopacité
entourant le sort de leurs parents disparus depuis lenclenchement
du conflit saharien" au milieu des années 70. À en
croire Sarah Hammoud, ces témoignages furent particulièrement
émouvants" . Comment peut-il, dailleurs, en être
autrement alors que ce sont des gens qui sont éternellement hantés
par la mémoire de leurs parents?" sinterroge-t-elle.
Camps À
quoi doit-on sattendre à lissue de cette mission ?
Vu sa nature informative - glaner le plus grand nombre dinformations
sur le dossier de la disparition forcée et réviser la liste
des disparus dont le sort demeure inconnu - on parle de centaines de disparus
dans tout le Maroc. La mission ne doit pas, du moins pas dans limmédiat,
se solder par un rapport destiné à accabler le Maroc. Mais
les résultats de ses travaux seront mis à contribution,
selon Sarah Hammoud, pour définir les actions futures à
entreprendre par Amnesty International pour acculer les autorités
marocaines à donner un traitement définitif et satisfaisant"
au dossier des disparitions forcées.
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